jeudi 18 novembre 2010

Billet d'humeur : le pouvoir du mot. Electricité.

Au commencement est l'étonnement.
Certes il est fondamental d'avoir une très bonne terre et suffisamment de prises dans les pièces avec des appareils gourmands pour ne pas avoir de trop gros appels de courant... certes, mais avons-nous vraiment besoin de tant de câbles et de prises et de circuits séparés ?
Avons-nous vraiment besoin de nous entourer d'autant de kilomètres de câbles qui rayonneront et nous enfermeront dans une cage polluée par les champs électriques et magnétiques ?

En allant sur les chantiers participatifs j'ai toujours vu les auto-constructeurs se demander :
- mais où vais-je donc mettre toutes ces prises que me demande la norme ?
- suis vraiment d'accord de mettre la TV et Internet dans la chambre de mes enfants ?
tout en en résignant car le Consuel est celui qui vérifie l'installation électrique et donne son accord pour le raccordement au réseau.
Résultat : des kilomètres de câbles pour une utilisation parfois peu évidente, souvent inutile.


Quelques mots teintés de colère.
Contre la désinformation des normes, en l'occurrence la NFC 1500, souvent présentée comme LA référence. Bien sûr figurent des éléments à caractère obligatoire comme la section des câbles, les distances par rapport à l'eau, les calibres de différentiels et de disjoncteurs, les circuits spécifiques (four, LV, LL)... Mais j'ai appris que beaucoup d'éléments présentés comme normés n'étaient que des recommandations....

Bref ne figurent pas au catalogue obligatoire :
- le nombre de prises par pièce
- les prises TV, Internet et le téléphone dans toutes les pièces. Y compris dans les WC
- la plaque électrique dans la cuisine
La NFC 1500 fait à ce sujet des recommandations... appelées normes. Pourquoi donc les livres qui la présentent ne font-ils pas la distinction entre obligatoire et recommandé ?


C'est étrange le business aujourd'hui généré par les "normes". A quand les toits devant supporter un mètre de neige à Toulon ?

Haie

çà y est la haie est nettoyée. 200 m de ronces, des branches basses, de fougères... parfois aussi de beaux morceaux bien épineux laissés par l'agriculteur voisin lorsqu'il avait nettoyé chez lui.

Débroussailleuse, tronçonneuse... et grands feux quand la nuit arrive. Sympa quand le froid et la lumière tombent de se chauffer aux belles et longues flammes.
Quelques heures de boulot épineux et autres ongles noirs plus tard je me tiens appuyé sur ma fourche et je me dis que çà sera vraiment beau avec ces beaux arbres sur le côté. Chênes, châtaigniers, érables.

Bref le terrain est propre - en dehors du rumex - et nous allons démarrer la construction de la cabane où nous abriter et déjeuner durant les travaux. Elle servira de serre d'hiver plus tard, je tapisserai le sud d'un PC translucide. Merci Rigel pour ton idée !

mercredi 17 novembre 2010

Rumex crispus

Rumex crispus, appelé aussi parelle...Nous sommes envahis de parelles sur le terrain. Mon père et moi avons nettoyé 200 m2 en 1h15, et en plus sur une partie peu infestée. 7500 m2... nous ne pourrons pas le faire à la main.

Si vous avez des idées pour nous débarrasser de la parelle, je suis preneur.

Electromagnétisme

Je commence cet article par vous conseiller M. Claude Brossard et la société Electrmagnetisme.com basée à L'Hermitage.J'ai été très bien reçu hier et j'ai eu en une grosse heure un beau résumé des choses à faire et ne pas faire pour l'installation électrique de la maison.
J'en profite par ailleurs pour dire à ceux qui habitent la Bretagne que j'ai acheté des appareils de mesure (champs HF, E et M); s'ils sont intéressés je peux les leur prêter.

Nos choix :
- blinder l'installation (fil phase, boîtier, tableau, boîtiers de dérivation), soit en achetant du matériel déjà blindé, soit en utilisant la peinture graphite ad hoc
- continuer à bannir le WiFi, le four à micro-ondes, les plaques à induction
- faire une bonne prise de terre
- couper le circuit la nuit : avec un interrupteur au tableau à utiliser le soir ainsi qu'avec des interrupteurs automatiques de champ (séparés pour chaque chambre)

Sans oublier la bonne vieille règle... la pollution la plus facile à traiter est celle que l'on ne fait pas. La question est donc aussi de réduire le nombre de câbles qui courent dans une maison. J'écrirai un billet d'humeur sur les normes électriques...

samedi 13 novembre 2010

Question technique

Je commence en adressant un grand merci aux personnes qui parcourent ce site, lisent les articles et nous laissent quelques commentaires, fort judicieux et qui souvent titillent nos contradictions. Je me souviens de commentaires sur le recul de la surface agricole... et de la difficulté aujourd'hui de trouver un terrain en raison de la situation délirante des prix de l'immobilier. Avec en filigrane la question fondamentale du logement des jeunes ?

Je rebondis aujourd'hui sur un question technique : comment assurer l'évacuation de l'eau dans la paille installée entre deux couches de mortier de même épaisseur ?
En effet il est fondamental d'installer des murs avec des enduits de plus en plus perméables à la vapeur d'eau de l'intérieur vers l'extérieur, de manière à guider la vapeur d'eau de l'intérieur vers l'extérieur (ce qui est requis sous nos climats bretons 3 saisons sur 4). Je vous recommande le forum d'Approche Paille.
En fait on joue souvent sur des différences de perméabilité en tenant compte du mur en entier, la différence se faisant surtout sur les enduits. Il n'empêche que la fabrication des murs n'assure pas une épaisseur de mortier inférieure à l'intérieur !

Comme souvent avec la technique GREB, toute jeune, la théorie court après les constats. Cette question rejoint celle de la tenue mécanique des murs, grand débat sur les forums.
En fait les murs restent très propres à condition d'avoir des enduits respirants, à base de chaux. Et à condition de ne couler le mortier que quand il fait chaud, ou alors de mettre hors d'eau, hors d'air, de poser les huisseries au plus tard durant l'automne de manière à ce que la différence de température et de pression pousse l'humidité du mortier vers l'extérieur durant la phase critique de l'hiver. Sans cela il a été en effet vu sur les chantiers que la paille pouvait pourrir durant l'hiver.

Je conclus comme souvent en recommandant la visite de maisons... il existe une liste des blogs ouverts sur le site d'Approche Paille.