Comment ne pas tomber dans le piège du prosélytisme ? Belle question je crois que l'on se pose à l'occasion d'une expérience qui contient les germes d'un changement jugé positif.
Il y a peu que j'ai entendu parler des toilettes à litière bio-maîtrisée (TLB), ou toilettes sèches. Quelques années seulement. A la suite de visites, de chantiers participatifs et sans oublier la lecture de travaux de Josef Orszag (eautarcie.com). Je m'étais alors promis de les installer dès que j'aurais de la place pour le compost. Ce fut chose faite avec le grand jardin de la maison de Saumur en avril cette année.
La mise en place des toilettes sèches fut d'abord pour nous un acte éthique.
A la base un constat simple : pourquoi donc utiliser de l'eau propre pour les toilettes ? Un Français consomme en moyenne autour de 120 litres par jour, dont un tiers pour le fameux flush. Flush, hors de ma vue, vite oublié. A un autre de gérer !
Par ailleurs se pose aussi la question de l'or brun. Je cite "eautarcie" : " La loi de base : chaque kilogramme de biomasse végétale et animale qu’on ne réintroduit pas d’une manière conjointe dans le processus de formation des sols, affaiblit la capacité de production de l’écosystème et devient une menace de pollution des eaux et/ou de l’air. Il en résulte toujours une perturbation des grands cycles naturels comme celui de l’azote, du phosphore du carbone et aussi de l’eau".
Le lien : http://www.eautarcie.com/Eautarcie/5.Toilettes_seches/A.Utiliser_une_toilette_seche.htm
En effet sans réintroduction de matière organique et végétale il convient d'ajouter notamment les éléments N et P, et le cycle de la chimie démarre. Ajout de dérivés du pétrole et autres phosphates extraits de mines dont les réserves diminuent.
Je ne suis pas un spécialiste du domaine agricole mais ce principe s'y applique également. La séparation des activités d'élevage et de production céréalière, c'est aussi la séparation de la production de matière enrichissante des sols et de son utilisation.
Au delà de l'acte "idéologique" l'expérience nous montre que c'est finalement aussi très simple. C'est propre, les contraintes au quotidien restent très limitées. Le compost se met en route très facilement. Quelques réflexions et autres éléments auxquels nous avons fait attention :
- c'es finalement une petite boîte (42 cm de large) fabriquée en 2 heures et qui se pose facilement partout. Dans un WC ( ! ), dans un placard, dans une buanderie.
- c'est devenu un meuble déménagé comme les autres quand nous avons rejoint Combourg
- la sciure de bois c'est finalement très agréable au quotidien
- mettre du fagot sous le tas de compost pour le faire respirer
- ajouter de la paille au compost pour que le mélange (paille / contenu toilettes / déchets cuisine) ne devienne pas trop "gras"
- faire un toit sur le tas de compost pour éviter la pollution par les eaux de ruissellement
- ajouter un peu d'eau l'été quand le mélange du compost se fait sec
L'été il suffit de trois mois pour avoir un compost noir et frais. Nous ne prévoyons cependant pas de l'utiliser avant deux ans, et pas dans le jardin.
La barrière psychologique tombe facilement à l'usage.
Aspect financier. Sans doute l'eau n'est-elle pas encore assez chère pour que ces questions se posent; l'impact financier est limité. Si nous faisons l'hypothèse d'une consommation de 40 litres par jour et par personne dans les toilettes et d'un m3 à 5,4 E (tarifs Combourg) le gain est de 22 cE par jour. Soit 78 Euros par an et par personne.
Quelques réflexions pour méditer :
- pourquoi ne pas mettre en place un tarif de l'eau à 2 étages : un tarif bas pour les besoins basiques et les premiers 70 litres journaliers, puis un tarif élevé (*10 ?) au-delà ?
- pourquoi ne pas se poser la question des toilettes sèches dès que l'on a un jardin de plus 100 m2 ?
L'aventure de la construction de notre maison paille, technique GREB en Bretagne (35)
vendredi 31 décembre 2010
lundi 27 décembre 2010
Bornage d'un terrain.... suite
Je vous laisse en ce matin de retour à la vie normale un petit mot sur le bornage d'un terrain. Et pour conseiller l'achat d'un terrain déjà borné ! Même si je dois reconnaître que le bornage tardif du terrain nous a permis en concertation avec l'actuel propriétaire et futur voisin d'en reconfigurer les contours; le retard de démarrage nous offre un terrain beaucoup mieux orienté et plus large sur le haut là où nous posons la maison..
Il faut savoir que l'impact de ces dossiers administratifs peut être majeur : le délai de recours au tiers est échu depuis le 4 décembre et nous ne commencerons pas les travaux avant le 15 janvier. Sachant que je veux mettre la maison "hors d'eau-hors d'air" en octobre 2011 pour assurer le séchage de la paille nous avons d'ores et déjà perdu notre marge de sécurité.
Je sais également que les terrains deviennent denrées rares et que parfois il convient de se conformer à la dure réalité du marché.
Bref quand on achète un terrain non borné on doit accepter quelques éléments pouvant impacter son planning:
- délai commande - venue du géomètre = 1 m
- rédaction du rapport de géomètre = 15 j
- envoi aux différentes parties ( ex propriétaires et futurs acquéreurs, voisins évebtuels) pour signature
- envoi au services du cadastre. Délai : en général 15 j
Mais la complication ne s'arrête pas là : en cas de division de parcelles il faut désormais refaire une demande préalable auprès de la mairie et de la DDE, ici pour un permis de construire déjà instruit et accepté en septembre. Kafka.
Et en 7 exemplaires SVP ! Avec un délai de réponse d'un mois.
Alors ensuite la vente définitive peut se faire. Ouf, fin du premier marathon.
Il faut savoir que l'impact de ces dossiers administratifs peut être majeur : le délai de recours au tiers est échu depuis le 4 décembre et nous ne commencerons pas les travaux avant le 15 janvier. Sachant que je veux mettre la maison "hors d'eau-hors d'air" en octobre 2011 pour assurer le séchage de la paille nous avons d'ores et déjà perdu notre marge de sécurité.
Je sais également que les terrains deviennent denrées rares et que parfois il convient de se conformer à la dure réalité du marché.
Bref quand on achète un terrain non borné on doit accepter quelques éléments pouvant impacter son planning:
- délai commande - venue du géomètre = 1 m
- rédaction du rapport de géomètre = 15 j
- envoi aux différentes parties ( ex propriétaires et futurs acquéreurs, voisins évebtuels) pour signature
- envoi au services du cadastre. Délai : en général 15 j
Mais la complication ne s'arrête pas là : en cas de division de parcelles il faut désormais refaire une demande préalable auprès de la mairie et de la DDE, ici pour un permis de construire déjà instruit et accepté en septembre. Kafka.
Et en 7 exemplaires SVP ! Avec un délai de réponse d'un mois.
Alors ensuite la vente définitive peut se faire. Ouf, fin du premier marathon.
vendredi 17 décembre 2010
FONDATIONS
Nous avons choisi la solution suivante :
- béton (le plus classique, à 90 Euros HT le m3). Prix 2011 après une belle augmentation de plus de 4%
- semelle 50*30 avec un chaînage S45 (pièce métallique qui assure la tenue mécanique) + équerres de liaison + chapeaux de rives pour les reprises de charge
- 2 rangs de parpaings. 2 de parpaings classiques + 1 de parpaings en U (bloc éclair) avec chaînage triangulaire
- mélange chaux liège entre les deux rangs de parpaings
- radier : 2 couches de graviers 40/80 et 20/40 ou 10/20; attention le gravier doit être lavé pour éviter les remontées capillaires
Certains préfèrent utiliser de la pouzzolane
- dalle de 7 cm de chaux - chanvre
- dalle de 7 cm de chaux - sable
- liège entre la dalle flottante et le rang de parpaings intérieur
La fonction du chaux chanvre est d'apporter de l'isolation. Sachant que le double rang et la semelle en profondeur permettent d'éloigner les dalles de la couche de terre qui peut geler en surface. On estime en général qu'à un mètre la température fluctue peu : 8-12 °C.
La fonction de la dalle chaux-sable est d'apporter de la masse thermique qui sera complétée par des murs intérieurs en terre.
Attention : en cas de sol hétérogène (exemple : pierre d'un côté, argile instable de l'autre) il est recommandé d'utiliser des chaînages à section carrée.
J'ai eu la chance d'être accueilli sur plusieurs chantiers, dont ceux de FX en Vendée et Rigel près d'Angers.
Je ne mets pas ici de schéma coupe du système retenu. Rigel et FX l'ont très bien fait :
http://paille.martinet85.over-blog.net/categorie-10714736.html
http://chezrigel.over-blog.com/10-index.html
Note pour les futurs auto-constructeurs : ces deux liens donnent des explications très fournies avec de nombreuses photos...
Je recommande à ceux dont le budget est serré de faire appel à un entrepreneur terrassier qui facture sa prestation à l'heure et de se débrouiller pour les commandes de béton, de pierre auprès d'une carrière et du matériel auprès d'un grossiste (buses, chaînage, gaines bleues, vertes et rouges, tuyaux eaux usées...).
Je ferai un compte rendu avec des photos pour ceux qui veulent se lancer.
- béton (le plus classique, à 90 Euros HT le m3). Prix 2011 après une belle augmentation de plus de 4%
- semelle 50*30 avec un chaînage S45 (pièce métallique qui assure la tenue mécanique) + équerres de liaison + chapeaux de rives pour les reprises de charge
- 2 rangs de parpaings. 2 de parpaings classiques + 1 de parpaings en U (bloc éclair) avec chaînage triangulaire
- mélange chaux liège entre les deux rangs de parpaings
- radier : 2 couches de graviers 40/80 et 20/40 ou 10/20; attention le gravier doit être lavé pour éviter les remontées capillaires
Certains préfèrent utiliser de la pouzzolane
- dalle de 7 cm de chaux - chanvre
- dalle de 7 cm de chaux - sable
- liège entre la dalle flottante et le rang de parpaings intérieur
La fonction du chaux chanvre est d'apporter de l'isolation. Sachant que le double rang et la semelle en profondeur permettent d'éloigner les dalles de la couche de terre qui peut geler en surface. On estime en général qu'à un mètre la température fluctue peu : 8-12 °C.
La fonction de la dalle chaux-sable est d'apporter de la masse thermique qui sera complétée par des murs intérieurs en terre.
Attention : en cas de sol hétérogène (exemple : pierre d'un côté, argile instable de l'autre) il est recommandé d'utiliser des chaînages à section carrée.
J'ai eu la chance d'être accueilli sur plusieurs chantiers, dont ceux de FX en Vendée et Rigel près d'Angers.
Je ne mets pas ici de schéma coupe du système retenu. Rigel et FX l'ont très bien fait :
http://paille.martinet85.over-blog.net/categorie-10714736.html
http://chezrigel.over-blog.com/10-index.html
Note pour les futurs auto-constructeurs : ces deux liens donnent des explications très fournies avec de nombreuses photos...
Je recommande à ceux dont le budget est serré de faire appel à un entrepreneur terrassier qui facture sa prestation à l'heure et de se débrouiller pour les commandes de béton, de pierre auprès d'une carrière et du matériel auprès d'un grossiste (buses, chaînage, gaines bleues, vertes et rouges, tuyaux eaux usées...).
Je ferai un compte rendu avec des photos pour ceux qui veulent se lancer.
jeudi 9 décembre 2010
PLANNING
Le terrain a enfin été borné vendredi dernier. Sous la neige. Le compte à rebours commence enfin.
Certes, certes le compromis de vente est signé, le permis de construire déposé en mairie, le permis accepté, le délai de recours au tiers échu... mais le bornage a un peu traîné. Et nous ne pouvons pas démarrer les travaux.
Compte à rebours :
- écriture puis envoi du compte rendu du géomètre (prévu en fin de semaine)
- renvoi du document signé par toutes les parties (un voisin agriculteur, le propriétaire actuel et les propriétaires futurs, nous)
- envoi au service du cadastre (délai 2 - 3 semaines)
- conclusion de la vente définitive
Si tout va bien nous serons ne mesure de démarrer les fondations la première semaine de janvier. Sachant que le béton ne prend pas par faible température nous attendrons la bonne fenêtre météo.
Voilà... en quelques mots une leçon pour prendre un bon mois de retard !
Certes, certes le compromis de vente est signé, le permis de construire déposé en mairie, le permis accepté, le délai de recours au tiers échu... mais le bornage a un peu traîné. Et nous ne pouvons pas démarrer les travaux.
Compte à rebours :
- écriture puis envoi du compte rendu du géomètre (prévu en fin de semaine)
- renvoi du document signé par toutes les parties (un voisin agriculteur, le propriétaire actuel et les propriétaires futurs, nous)
- envoi au service du cadastre (délai 2 - 3 semaines)
- conclusion de la vente définitive
Si tout va bien nous serons ne mesure de démarrer les fondations la première semaine de janvier. Sachant que le béton ne prend pas par faible température nous attendrons la bonne fenêtre météo.
Voilà... en quelques mots une leçon pour prendre un bon mois de retard !
jeudi 2 décembre 2010
2 décembre, jour spécial
Le 2 décembre c'est d'abord la fin du recours au tiers. Nous pouvons donc démarrer notre construction... Sauf que le terrain ne sera borné que demain. Nous ne sommes toujours pas officiellement propriétaires du terrain en attendant le bornage nécessaire à l'enregistrement au cadastre ainsi que la vente définitive.
Nous repoussons le creusement des fouilles au début janvier. Je poserai les chaises courant décembre et ferai les préparations. Nous attendrons alors une fenêtre de températures et temps corrects pour creuser les fouilles un matin et couler la semelle l'après-midi.
C'est aussi un jour spécial. Sur le chemin je me suis crû sur un plateau dans le Jura... la neige tombée la nuit recouvrait encore la route, les arbres restaient chargés de blanc. Étrange de voir les vaches écarter du museau la gêne blanche pour accéder à l'herbe.
Avant d'arriver sur le terrain. Tout blanc.
Nous repoussons le creusement des fouilles au début janvier. Je poserai les chaises courant décembre et ferai les préparations. Nous attendrons alors une fenêtre de températures et temps corrects pour creuser les fouilles un matin et couler la semelle l'après-midi.
C'est aussi un jour spécial. Sur le chemin je me suis crû sur un plateau dans le Jura... la neige tombée la nuit recouvrait encore la route, les arbres restaient chargés de blanc. Étrange de voir les vaches écarter du museau la gêne blanche pour accéder à l'herbe.
Avant d'arriver sur le terrain. Tout blanc.
dimanche 28 novembre 2010
Rumex... suite
Il est pas beau ce rumex ? Il y en a juste un peu trop.
Seconde journée sur le terrain à couper les branches de parcelle gorgées de belles graines... Nous avons "récolté" la première moitié du champ, je ferai en fin de semaine un grand feu de joie et de vieilles branches pour éliminer tout cela.
Dans la joie et la bonne humeur...
J'ai hâte que le champ d'aujourd'hui devienne un beau jardin.
Dans la joie et la bonne humeur...
J'ai hâte que le champ d'aujourd'hui devienne un beau jardin.
vendredi 26 novembre 2010
Sainte Catherine
Saints de glace à la Sainte Catherine ?
C'est après une grosse averse de grêle et de neige fondue que nous avons planté notre premier arbre sur le terrain : un pommier, Chailleux. Espèce locale.
L'eau tombée cette nuit a gelé... drôle de baptême pour un pommier.
Petit pommier deviendra grand.
C'est après une grosse averse de grêle et de neige fondue que nous avons planté notre premier arbre sur le terrain : un pommier, Chailleux. Espèce locale.
L'eau tombée cette nuit a gelé... drôle de baptême pour un pommier.
lundi 22 novembre 2010
Démarrage de chantier
çà y est le planning s'éclaircit.
Nous allons démarrer la construction de la cabane qui nous servira de serre d'hiver dans 2 ans et qui en attendant sera notre cantine et notre refuge en cas de grosse pluie. A peine 20 m2 et le sud en polycarbonate pour prendre le soleil.
Puis nous démarrerons les fondations la première semaine de janvier. Chemin d'accès, chaises, décapage, creusement de la semelle. Alors commencera l'épisode béton : chaînage, coulage de la semelle, montage des deux murs autour de la maison puis remplissage du radier. Les jours seront courts et nous devrons jongler avec la pluie.
Je ferai un article technique sur nos fondations pour les futurs auto-constructeurs dans les semaines qui viennent.
J'aurais préféré commencer plus tôt mais nous avons décidé de démarrer dès maintenant car nous voulons avoir terminé les murs dans un an pour que la paille sèche.
Nous allons démarrer la construction de la cabane qui nous servira de serre d'hiver dans 2 ans et qui en attendant sera notre cantine et notre refuge en cas de grosse pluie. A peine 20 m2 et le sud en polycarbonate pour prendre le soleil.
Puis nous démarrerons les fondations la première semaine de janvier. Chemin d'accès, chaises, décapage, creusement de la semelle. Alors commencera l'épisode béton : chaînage, coulage de la semelle, montage des deux murs autour de la maison puis remplissage du radier. Les jours seront courts et nous devrons jongler avec la pluie.
Je ferai un article technique sur nos fondations pour les futurs auto-constructeurs dans les semaines qui viennent.
J'aurais préféré commencer plus tôt mais nous avons décidé de démarrer dès maintenant car nous voulons avoir terminé les murs dans un an pour que la paille sèche.
jeudi 18 novembre 2010
Billet d'humeur : le pouvoir du mot. Electricité.
Au commencement est l'étonnement.
Certes il est fondamental d'avoir une très bonne terre et suffisamment de prises dans les pièces avec des appareils gourmands pour ne pas avoir de trop gros appels de courant... certes, mais avons-nous vraiment besoin de tant de câbles et de prises et de circuits séparés ?
Avons-nous vraiment besoin de nous entourer d'autant de kilomètres de câbles qui rayonneront et nous enfermeront dans une cage polluée par les champs électriques et magnétiques ?
En allant sur les chantiers participatifs j'ai toujours vu les auto-constructeurs se demander :
- mais où vais-je donc mettre toutes ces prises que me demande la norme ?
- suis vraiment d'accord de mettre la TV et Internet dans la chambre de mes enfants ?
tout en en résignant car le Consuel est celui qui vérifie l'installation électrique et donne son accord pour le raccordement au réseau.
Résultat : des kilomètres de câbles pour une utilisation parfois peu évidente, souvent inutile.
Quelques mots teintés de colère.
Contre la désinformation des normes, en l'occurrence la NFC 1500, souvent présentée comme LA référence. Bien sûr figurent des éléments à caractère obligatoire comme la section des câbles, les distances par rapport à l'eau, les calibres de différentiels et de disjoncteurs, les circuits spécifiques (four, LV, LL)... Mais j'ai appris que beaucoup d'éléments présentés comme normés n'étaient que des recommandations....
Bref ne figurent pas au catalogue obligatoire :
- le nombre de prises par pièce
- les prises TV, Internet et le téléphone dans toutes les pièces. Y compris dans les WC
- la plaque électrique dans la cuisine
La NFC 1500 fait à ce sujet des recommandations... appelées normes. Pourquoi donc les livres qui la présentent ne font-ils pas la distinction entre obligatoire et recommandé ?
C'est étrange le business aujourd'hui généré par les "normes". A quand les toits devant supporter un mètre de neige à Toulon ?
Certes il est fondamental d'avoir une très bonne terre et suffisamment de prises dans les pièces avec des appareils gourmands pour ne pas avoir de trop gros appels de courant... certes, mais avons-nous vraiment besoin de tant de câbles et de prises et de circuits séparés ?
Avons-nous vraiment besoin de nous entourer d'autant de kilomètres de câbles qui rayonneront et nous enfermeront dans une cage polluée par les champs électriques et magnétiques ?
En allant sur les chantiers participatifs j'ai toujours vu les auto-constructeurs se demander :
- mais où vais-je donc mettre toutes ces prises que me demande la norme ?
- suis vraiment d'accord de mettre la TV et Internet dans la chambre de mes enfants ?
tout en en résignant car le Consuel est celui qui vérifie l'installation électrique et donne son accord pour le raccordement au réseau.
Résultat : des kilomètres de câbles pour une utilisation parfois peu évidente, souvent inutile.
Quelques mots teintés de colère.
Contre la désinformation des normes, en l'occurrence la NFC 1500, souvent présentée comme LA référence. Bien sûr figurent des éléments à caractère obligatoire comme la section des câbles, les distances par rapport à l'eau, les calibres de différentiels et de disjoncteurs, les circuits spécifiques (four, LV, LL)... Mais j'ai appris que beaucoup d'éléments présentés comme normés n'étaient que des recommandations....
Bref ne figurent pas au catalogue obligatoire :
- le nombre de prises par pièce
- les prises TV, Internet et le téléphone dans toutes les pièces. Y compris dans les WC
- la plaque électrique dans la cuisine
La NFC 1500 fait à ce sujet des recommandations... appelées normes. Pourquoi donc les livres qui la présentent ne font-ils pas la distinction entre obligatoire et recommandé ?
C'est étrange le business aujourd'hui généré par les "normes". A quand les toits devant supporter un mètre de neige à Toulon ?
Haie
çà y est la haie est nettoyée. 200 m de ronces, des branches basses, de fougères... parfois aussi de beaux morceaux bien épineux laissés par l'agriculteur voisin lorsqu'il avait nettoyé chez lui.
Débroussailleuse, tronçonneuse... et grands feux quand la nuit arrive. Sympa quand le froid et la lumière tombent de se chauffer aux belles et longues flammes.
Quelques heures de boulot épineux et autres ongles noirs plus tard je me tiens appuyé sur ma fourche et je me dis que çà sera vraiment beau avec ces beaux arbres sur le côté. Chênes, châtaigniers, érables.
Bref le terrain est propre - en dehors du rumex - et nous allons démarrer la construction de la cabane où nous abriter et déjeuner durant les travaux. Elle servira de serre d'hiver plus tard, je tapisserai le sud d'un PC translucide. Merci Rigel pour ton idée !
Débroussailleuse, tronçonneuse... et grands feux quand la nuit arrive. Sympa quand le froid et la lumière tombent de se chauffer aux belles et longues flammes.
Quelques heures de boulot épineux et autres ongles noirs plus tard je me tiens appuyé sur ma fourche et je me dis que çà sera vraiment beau avec ces beaux arbres sur le côté. Chênes, châtaigniers, érables.
Bref le terrain est propre - en dehors du rumex - et nous allons démarrer la construction de la cabane où nous abriter et déjeuner durant les travaux. Elle servira de serre d'hiver plus tard, je tapisserai le sud d'un PC translucide. Merci Rigel pour ton idée !
mercredi 17 novembre 2010
Rumex crispus
Rumex crispus, appelé aussi parelle...Nous sommes envahis de parelles sur le terrain. Mon père et moi avons nettoyé 200 m2 en 1h15, et en plus sur une partie peu infestée. 7500 m2... nous ne pourrons pas le faire à la main.
Si vous avez des idées pour nous débarrasser de la parelle, je suis preneur.
Si vous avez des idées pour nous débarrasser de la parelle, je suis preneur.
Electromagnétisme
Je commence cet article par vous conseiller M. Claude Brossard et la société Electrmagnetisme.com basée à L'Hermitage.J'ai été très bien reçu hier et j'ai eu en une grosse heure un beau résumé des choses à faire et ne pas faire pour l'installation électrique de la maison.
J'en profite par ailleurs pour dire à ceux qui habitent la Bretagne que j'ai acheté des appareils de mesure (champs HF, E et M); s'ils sont intéressés je peux les leur prêter.
Nos choix :
- blinder l'installation (fil phase, boîtier, tableau, boîtiers de dérivation), soit en achetant du matériel déjà blindé, soit en utilisant la peinture graphite ad hoc
- continuer à bannir le WiFi, le four à micro-ondes, les plaques à induction
- faire une bonne prise de terre
- couper le circuit la nuit : avec un interrupteur au tableau à utiliser le soir ainsi qu'avec des interrupteurs automatiques de champ (séparés pour chaque chambre)
Sans oublier la bonne vieille règle... la pollution la plus facile à traiter est celle que l'on ne fait pas. La question est donc aussi de réduire le nombre de câbles qui courent dans une maison. J'écrirai un billet d'humeur sur les normes électriques...
J'en profite par ailleurs pour dire à ceux qui habitent la Bretagne que j'ai acheté des appareils de mesure (champs HF, E et M); s'ils sont intéressés je peux les leur prêter.
Nos choix :
- blinder l'installation (fil phase, boîtier, tableau, boîtiers de dérivation), soit en achetant du matériel déjà blindé, soit en utilisant la peinture graphite ad hoc
- continuer à bannir le WiFi, le four à micro-ondes, les plaques à induction
- faire une bonne prise de terre
- couper le circuit la nuit : avec un interrupteur au tableau à utiliser le soir ainsi qu'avec des interrupteurs automatiques de champ (séparés pour chaque chambre)
Sans oublier la bonne vieille règle... la pollution la plus facile à traiter est celle que l'on ne fait pas. La question est donc aussi de réduire le nombre de câbles qui courent dans une maison. J'écrirai un billet d'humeur sur les normes électriques...
samedi 13 novembre 2010
Question technique
Je commence en adressant un grand merci aux personnes qui parcourent ce site, lisent les articles et nous laissent quelques commentaires, fort judicieux et qui souvent titillent nos contradictions. Je me souviens de commentaires sur le recul de la surface agricole... et de la difficulté aujourd'hui de trouver un terrain en raison de la situation délirante des prix de l'immobilier. Avec en filigrane la question fondamentale du logement des jeunes ?
Je rebondis aujourd'hui sur un question technique : comment assurer l'évacuation de l'eau dans la paille installée entre deux couches de mortier de même épaisseur ?
En effet il est fondamental d'installer des murs avec des enduits de plus en plus perméables à la vapeur d'eau de l'intérieur vers l'extérieur, de manière à guider la vapeur d'eau de l'intérieur vers l'extérieur (ce qui est requis sous nos climats bretons 3 saisons sur 4). Je vous recommande le forum d'Approche Paille.
En fait on joue souvent sur des différences de perméabilité en tenant compte du mur en entier, la différence se faisant surtout sur les enduits. Il n'empêche que la fabrication des murs n'assure pas une épaisseur de mortier inférieure à l'intérieur !
Comme souvent avec la technique GREB, toute jeune, la théorie court après les constats. Cette question rejoint celle de la tenue mécanique des murs, grand débat sur les forums.
En fait les murs restent très propres à condition d'avoir des enduits respirants, à base de chaux. Et à condition de ne couler le mortier que quand il fait chaud, ou alors de mettre hors d'eau, hors d'air, de poser les huisseries au plus tard durant l'automne de manière à ce que la différence de température et de pression pousse l'humidité du mortier vers l'extérieur durant la phase critique de l'hiver. Sans cela il a été en effet vu sur les chantiers que la paille pouvait pourrir durant l'hiver.
Je conclus comme souvent en recommandant la visite de maisons... il existe une liste des blogs ouverts sur le site d'Approche Paille.
Je rebondis aujourd'hui sur un question technique : comment assurer l'évacuation de l'eau dans la paille installée entre deux couches de mortier de même épaisseur ?
En effet il est fondamental d'installer des murs avec des enduits de plus en plus perméables à la vapeur d'eau de l'intérieur vers l'extérieur, de manière à guider la vapeur d'eau de l'intérieur vers l'extérieur (ce qui est requis sous nos climats bretons 3 saisons sur 4). Je vous recommande le forum d'Approche Paille.
En fait on joue souvent sur des différences de perméabilité en tenant compte du mur en entier, la différence se faisant surtout sur les enduits. Il n'empêche que la fabrication des murs n'assure pas une épaisseur de mortier inférieure à l'intérieur !
Comme souvent avec la technique GREB, toute jeune, la théorie court après les constats. Cette question rejoint celle de la tenue mécanique des murs, grand débat sur les forums.
En fait les murs restent très propres à condition d'avoir des enduits respirants, à base de chaux. Et à condition de ne couler le mortier que quand il fait chaud, ou alors de mettre hors d'eau, hors d'air, de poser les huisseries au plus tard durant l'automne de manière à ce que la différence de température et de pression pousse l'humidité du mortier vers l'extérieur durant la phase critique de l'hiver. Sans cela il a été en effet vu sur les chantiers que la paille pouvait pourrir durant l'hiver.
Je conclus comme souvent en recommandant la visite de maisons... il existe une liste des blogs ouverts sur le site d'Approche Paille.
dimanche 17 octobre 2010
Recul de la surface agricole
Nous avons reçu un message très sympa qui titille notre grand regret et nos contradictions. Certes le terrain ne voit pas la chaîne des Pyrénées, certes la mer n'est pas à 2 km, certes nous ne sommes pas à 10 minutes de bus du centre ville de Rennes...
Notre grand regret : pourquoi construire une seule maison sur un aussi grand terrain ? Il se dit que nous perdons un département de terre agricole tous les dix ans, avec une période noire entre 2003 et 2008.
Nous n'avons trouvé que peu d'alternatives à la maison individuelle plantée au milieu d'un terrain.
D'abord parce que le prix sont devenus complètement délirants : qu'il s'agisse d'une maison des années 50 à rénover, d'un petit terrain proche d'une grande ville, d'une ruine avec un peu de terrain. Le ticket d'entrée reste élevé : 200000 Euros avant les frais de rénovation ou de construction !
Aujourd'hui celui qui veut une maison est repoussé loin des centres humains et des réseaux de transport, donc proche des terres agricoles. Il vaut aujourd'hui encore mieux acheter un terrain et autoconstruire... même si le prix de la maison sera inférieur à celui du terrain.
Et l'habitat collectif ? comme en Allemagne, aux Pays Bas, notamment à Freiburg ?
En fait j'aurais aimé construire une grande maison : la même en plus long avec 4 maisons pour 4 familles de 100m2 les unes à côté des autres, un espace commun pour la machine à laver, un appartement pour accueillir les amis et la famille de passage. Maisons qui regardent bien sûr le midi, pourquoi se priver de la chaleur du soleil ? Un espace privé devant sur la terrasse et le partage du terrain entre assainissement autonome, un espace de jeux pour les enfants, un verger collectif et plein de jardins à usage privé.
Je recommande la lecture de "Passerelle Eco" qui rassemble les expériences collectives en France.
Mais pratiquement avec qui partager ce projet ? Qui est prêt à se lancer dans l'auto-construction ? Au même moment ? Comment partager les risques économiques et humains ? Le constat est que beaucoup de projets restent à l'état de chartes et peu aboutissent. Les exceptions : des écovillages dans des coins de campagne perdue, parfois avec une démarche radicale, ou Bazouges sous Hédé. Les deux représentant aujourd'hui
- soit un prix au m2 très, très faible mais en dehors de réseau de transport
- soit au contraire un prix qui a grimpé, grimpé et que peu peuvent désormais s'offrir.
Aujourd'hui mon sentiment est qu'il est difficile de réaliser ces projets à plusieurs, sans doute le fruit n'est-il pas vraiment mûr. Nous avons donc lancé le projet en l'état. Hélas. En nous consolant en nous disant que nous produirons une grande partie de nos besoins alimentaires directement sur le terrain.
Je crois aussi après notre recherche de terrain que leurs prix ne baisseront pas, la rareté fera son effet. Je crois donc que les plus jeunes n'auront pas le choix ! Nous faisons un premier pas, avec une maison propre et simple dans sa conception et ses consommations au quotidien, mais encore dans le sillage du rêve de la maison individuelle des années 60-80. A eux de faire le pas suivant, ils feront mieux que nous.
Notre grand regret : pourquoi construire une seule maison sur un aussi grand terrain ? Il se dit que nous perdons un département de terre agricole tous les dix ans, avec une période noire entre 2003 et 2008.
Nous n'avons trouvé que peu d'alternatives à la maison individuelle plantée au milieu d'un terrain.
D'abord parce que le prix sont devenus complètement délirants : qu'il s'agisse d'une maison des années 50 à rénover, d'un petit terrain proche d'une grande ville, d'une ruine avec un peu de terrain. Le ticket d'entrée reste élevé : 200000 Euros avant les frais de rénovation ou de construction !
Aujourd'hui celui qui veut une maison est repoussé loin des centres humains et des réseaux de transport, donc proche des terres agricoles. Il vaut aujourd'hui encore mieux acheter un terrain et autoconstruire... même si le prix de la maison sera inférieur à celui du terrain.
Et l'habitat collectif ? comme en Allemagne, aux Pays Bas, notamment à Freiburg ?
En fait j'aurais aimé construire une grande maison : la même en plus long avec 4 maisons pour 4 familles de 100m2 les unes à côté des autres, un espace commun pour la machine à laver, un appartement pour accueillir les amis et la famille de passage. Maisons qui regardent bien sûr le midi, pourquoi se priver de la chaleur du soleil ? Un espace privé devant sur la terrasse et le partage du terrain entre assainissement autonome, un espace de jeux pour les enfants, un verger collectif et plein de jardins à usage privé.
Je recommande la lecture de "Passerelle Eco" qui rassemble les expériences collectives en France.
Mais pratiquement avec qui partager ce projet ? Qui est prêt à se lancer dans l'auto-construction ? Au même moment ? Comment partager les risques économiques et humains ? Le constat est que beaucoup de projets restent à l'état de chartes et peu aboutissent. Les exceptions : des écovillages dans des coins de campagne perdue, parfois avec une démarche radicale, ou Bazouges sous Hédé. Les deux représentant aujourd'hui
- soit un prix au m2 très, très faible mais en dehors de réseau de transport
- soit au contraire un prix qui a grimpé, grimpé et que peu peuvent désormais s'offrir.
Aujourd'hui mon sentiment est qu'il est difficile de réaliser ces projets à plusieurs, sans doute le fruit n'est-il pas vraiment mûr. Nous avons donc lancé le projet en l'état. Hélas. En nous consolant en nous disant que nous produirons une grande partie de nos besoins alimentaires directement sur le terrain.
Je crois aussi après notre recherche de terrain que leurs prix ne baisseront pas, la rareté fera son effet. Je crois donc que les plus jeunes n'auront pas le choix ! Nous faisons un premier pas, avec une maison propre et simple dans sa conception et ses consommations au quotidien, mais encore dans le sillage du rêve de la maison individuelle des années 60-80. A eux de faire le pas suivant, ils feront mieux que nous.
Première journée sur le terrain
Il est tard ce soir... après un bel après-midi sur le terrain. Cette première demi-journée de travail est la première sans doute de beaucoup d'autres !
Débroussaillage, tronçonnage des branches mortes ou qui dépassent avec mon père, les ronces ont laissé quelques souvenirs sur ma peau de novice... mais le jeu en valait la chandelle, nous avons nettoyé la moitié de la partie ouest du terrain.
Débroussaillage, tronçonnage des branches mortes ou qui dépassent avec mon père, les ronces ont laissé quelques souvenirs sur ma peau de novice... mais le jeu en valait la chandelle, nous avons nettoyé la moitié de la partie ouest du terrain.
samedi 16 octobre 2010
Vous cherchez à vous former à la pose de l'ardoise ?
Je vous laisse ce message empreint d'enthousiasme de retour après deux belles journées sur le chantier de Rigel en Maine et Loire. J'y ai posé pour la première fois des ardoises (crochets et clous), j'y ai vu la pose de chatières.
N'hésitez pas à passer sur son chantier ! Belle maison, chantier propre et Rigel n'hésite pas à passer du temps à expliquer un point technique.
Son blog : http://chezrigel.over-blog.com/
N'hésitez pas à passer sur son chantier ! Belle maison, chantier propre et Rigel n'hésite pas à passer du temps à expliquer un point technique.
Son blog : http://chezrigel.over-blog.com/
dimanche 10 octobre 2010
Le terrain
La surface est d'environ 7500 m2 en campagne. A 400 m du bourg de Dingé et en limite constructible. En pièce jointe la copie de la vue du terrain pour le PC. Le terrain dont la forme est une langue tirée vers le SO est pris sur deux parcelles.
La maison sera au centre d'un carré de 36 - 38 m de côté, le dispositif d'assainissement le long de la haie au SO, l'entrée au nord avec deux places de parking.
Quelques images du terrain lui-même, un jour de gris.
La vue de la pièce principale :
Le terrain est en légère pente vers le sud et nous sommes protégés par une grande haie de thuyas comme le montre la photo suivante, prise du bas du terrain.
La maison sera au centre d'un carré de 36 - 38 m de côté, le dispositif d'assainissement le long de la haie au SO, l'entrée au nord avec deux places de parking.
Quelques images du terrain lui-même, un jour de gris.
La vue de la pièce principale :
Le terrain est en légère pente vers le sud et nous sommes protégés par une grande haie de thuyas comme le montre la photo suivante, prise du bas du terrain.
Quelques beaux arbres, des chênes, des châtaigniers, des érables nains.
Il reste à mettre le terrain en herbe et nettoyer les haies avant que les ronces ne dépassent les 3 mètres.
jeudi 7 octobre 2010
La masse thermique
Ou équilibre isolation - masse. Je vous laisse ci-après ma compréhension des équilibres, à vous de vous faire votre avis. La pratique dans 2 ans dira si nous avions raison !
Première chose : le flux de chaleur se fait du plus chaud vers le plus froid. En fait on ne fabrique pas du froid dans ce genre de maisons, on a de la masse qui absorbe des calories.
La masse thermique est caractérisée par la capacité calorifique spécifique, exprimée en W/(m3.K) : c'est la capacité d'un matériau à stocker de la chaleur.C'est la quantité de calories qu'il faut apporter à un corps d'un m3 pour que sa température s'élève d'un degré. Certains l'expriment aussi en W/ (kg.K), l'idée est la même.
Imaginons deux cas extrêmes : une maison toute en isolation et une maison toute en masse.
Une maison toute en bois, sans murs ou dalles en béton ou en terre. La cabane au fond des bois canadiens.
Imaginons un temps d'hiver de là-bas, il fait froid, -20°C, et le poële fonctionne. Nous n'avons pas de masse pour absorber le flux de calories donc la température monte, monte. Si on ouvre la porte l'air chauffé sort et il fait instantanément -20°C dans la maison. On referme la porte, le poële fonctionne et la température remonte très vite.
C'est une maison qu'il est difficile d'apprivoiser sans système intelligent et de contrôle de température qui fonctionne quasi en permanence. Sans ce système il est préférable d'avoir une cheminée peu performante avec une maison moyennement isolée : l'apport de la cheminée est compensé par les pertes. L'été il y fait chaud. C'est le genre de maisons où le poële de masse est un vrai régal !
Une maison toute en terre (avec ou sans pierres). C'est la maison idéale pour le printemps et l'automne.
La terre accumule les calories durant l'été. Arrive l'automne, elle commence à les restituer, la température et la chaleur sont agréables... mais au bout de quelques semaines la maison voit sa température descendre et descendre... les murs radient du froid et la masion est peu agréable en plein hiver. Les habitants vivent la désagréable sensation de sandwich thermique : les murs radient du froid et le poële chauffe.
Arrive le début d'été et les températures remontent. Les murs encore froids apportent de la fraîcheur... là c'est un vrai bonheur. Mais les murs se réchauffent et il fait chaud à l'intérieur de la maison en fin d'été !
Une grande partie de l'humanité vit dans ce genre de maison : pisé, murs en terre... Voir le livre passionnant d'Ianto Evans.
Rajoutons une dernière caractéristique thermique : la capacité et la vitesse qu'a la surface d'un matériau à se mettre à la température de l'air ambiant. Exemple : un mur en ciment radie du froid quand un mur avec un enduit à base de chaux et de chanvre est dit "chaud"; chaud chaux.
Or on dit que la température perçue est la moyenne entre la température de l'air et la température des surfaces.
D'où les choix des pailleux :
Première chose : le flux de chaleur se fait du plus chaud vers le plus froid. En fait on ne fabrique pas du froid dans ce genre de maisons, on a de la masse qui absorbe des calories.
La masse thermique est caractérisée par la capacité calorifique spécifique, exprimée en W/(m3.K) : c'est la capacité d'un matériau à stocker de la chaleur.C'est la quantité de calories qu'il faut apporter à un corps d'un m3 pour que sa température s'élève d'un degré. Certains l'expriment aussi en W/ (kg.K), l'idée est la même.
Imaginons deux cas extrêmes : une maison toute en isolation et une maison toute en masse.
Une maison toute en bois, sans murs ou dalles en béton ou en terre. La cabane au fond des bois canadiens.
Imaginons un temps d'hiver de là-bas, il fait froid, -20°C, et le poële fonctionne. Nous n'avons pas de masse pour absorber le flux de calories donc la température monte, monte. Si on ouvre la porte l'air chauffé sort et il fait instantanément -20°C dans la maison. On referme la porte, le poële fonctionne et la température remonte très vite.
C'est une maison qu'il est difficile d'apprivoiser sans système intelligent et de contrôle de température qui fonctionne quasi en permanence. Sans ce système il est préférable d'avoir une cheminée peu performante avec une maison moyennement isolée : l'apport de la cheminée est compensé par les pertes. L'été il y fait chaud. C'est le genre de maisons où le poële de masse est un vrai régal !
Une maison toute en terre (avec ou sans pierres). C'est la maison idéale pour le printemps et l'automne.
La terre accumule les calories durant l'été. Arrive l'automne, elle commence à les restituer, la température et la chaleur sont agréables... mais au bout de quelques semaines la maison voit sa température descendre et descendre... les murs radient du froid et la masion est peu agréable en plein hiver. Les habitants vivent la désagréable sensation de sandwich thermique : les murs radient du froid et le poële chauffe.
Arrive le début d'été et les températures remontent. Les murs encore froids apportent de la fraîcheur... là c'est un vrai bonheur. Mais les murs se réchauffent et il fait chaud à l'intérieur de la maison en fin d'été !
Une grande partie de l'humanité vit dans ce genre de maison : pisé, murs en terre... Voir le livre passionnant d'Ianto Evans.
Rajoutons une dernière caractéristique thermique : la capacité et la vitesse qu'a la surface d'un matériau à se mettre à la température de l'air ambiant. Exemple : un mur en ciment radie du froid quand un mur avec un enduit à base de chaux et de chanvre est dit "chaud"; chaud chaux.
Or on dit que la température perçue est la moyenne entre la température de l'air et la température des surfaces.
D'où les choix des pailleux :
- isolation en extérieur : on évite les enduits à base de ciment (au delà du fait qu'il ne respire pas et entraîne des problèmes d'humidité et nécessite une VMC pour évacuer la vapeur d'eau), on évite d'envelopper la maison d'une gangue de froid
- masse thermique en intérieur :
- petites masses (murs trombe par exemple) dont le décalage de phase est faible (10-12 h). Elles servent à restituer la nuit la chaleur retenue durant la journée (flambée, soleil).
- grandes masses : dalles, murs intérieurs (RDC). Elles servent sur une plus longue période et ont des décalages de phases de plusieurs semaines.
- surfaces chaudes : exemple enduits chaux-chanvre
Les plans
Beaucoup m'ont demandé : et... les plans ? Je vous laisse donc ceux du permis de construire. Sachant qu'il est possible que de petits changements soient réalisés à la marge, notamment l'ouverture d'une trémie.
Que de cogitation ! Des heures et des heures, des versions et des versions, et les idées qui prennent forme, les plans qui se dépouillent de l'inutile et se simplifient. Prise de tête aussi parfois pour réussir à concilier l'inconciliable. Entre rêves, envies de chacun, possibilités techniques et respect de la simplicité pour la tenue des coûts. Et ce d'autant qu'en juillet nous avons ajouté au champ de contraintes le respect de grandes lignes du Feng Shui rencontré en route !
Que de cogitation ! Des heures et des heures, des versions et des versions, et les idées qui prennent forme, les plans qui se dépouillent de l'inutile et se simplifient. Prise de tête aussi parfois pour réussir à concilier l'inconciliable. Entre rêves, envies de chacun, possibilités techniques et respect de la simplicité pour la tenue des coûts. Et ce d'autant qu'en juillet nous avons ajouté au champ de contraintes le respect de grandes lignes du Feng Shui rencontré en route !
Au risque de me répéter après l'article sur le « bioclimatisme » je vous laisse quelques éléments de notre réflexion :
- grandes ouvertures au sud : solaire passif avec des protections pour ne pas chauffer la maison l'été (sous forme de « casquettes »). 2 baies vitrées (240*215) au RDC et fenêtres (90*125) à l'étage. 2 petites fenêtres au nord.
- espace tampon au nord : appentis (stockage bois), WC et salle de bains. Et à l'ouest : appentis (pour profiter d'un espace pour manger et pour faire sécher le linge quand il fait chaud et même quand il pleut)
- des ouvertures à l'est pour profiter du lever de soleil.
- isolation des murs en bottes de paille avec un mortier à base de chaux, ciment, sciure et sable, the famous mortier GREB)
- isolation de la toiture en laine de bois. Je vous laisse consulter les manuels techniques pour les détails mais l'isolation sous-toiture ne rencontre pas les mêmes contraintes que celle des murs : elle doit être capable d'absorber des températures sur ardoises très élevées (on parle de 100°C). Nous avons donc certes besoin d'isolation mais aussi d'inertie (de masse thermique), car elle apporte un retard de phase calculé pour être autour de 12 heures : l'idée est donc de n'avoir les conséquences d'une forte chaleur que dans la nuit quand les températures sont plus fraîches. A noter qu'isolation et masse sont antinomiques car l'isolation est apportée par l'air emprisonné dans le matériau; tout est donc affaire de compromis et les choix se portent en général sur de la ouate, des bottes de paille (qui nécessitent une grosse structure de bois vu le poids et la hauteur) ou de la laine de bois. Avec des épaisseurs autour de 25-30 cm. Elle sera posée en deux couches croisées pour éviter les ponts thermiques : 10 cm puis 15 cm.
- Beaucoup de masse : c'est parfois un aspect négligé notamment dans les maisons en bois. La masse permet d'amortir dans la journée mais aussi d'une saison à l'autre les amplitudes de températures : en pratique elle permet de bénéficier de frais ou de chaud au moment le plus propice. Les murs du bas seront faits sans doute à base de terre du terrain avec du sable, de la paille et de la chaud, nous allons poser une dalle de 7-10 cm (chaux sable) au-dessus de la couche isolante (chaux – chanvre). Enfin nous poserons sans doute des briques de terre crue ou des adobes autour du poële. Çà sera aussi à nous d'apprivoiser le chauffage au poële.
- une forme de discipline au quotidien : jouer sur ouverture et fermeture des fenêtres et volets, le jour, la nuit, pour faire rentrer ou sortir le froid ou le chaud. A noter qu'un simple vitrage est souvent plus performant avec volet qu'un double vitrage seul. Apprivoiser le poële : dans une maison isolée, avec de la masse thermique il faut éviter les poëles avec une trop grande masse (voir le dernier article très bien fait de la maison écolo). Nous pensons donc acheter un poële nerveux, sans grande masse et maçonner ensuite un mur de BTC. Sa hauteur dépendra de ce que nous sentirons. Par ailleurs le poële est performant et pollue peu lorsqu'il fonctionne à son régime nominal : il est donc primordial d'apprendre à lancer le feu pour 2 ou 3 heures au bon moment dans la journée.
- Une isolation placée à l'extérieur et la masse à l'intérieur (sauf bien sûr en toiture).
- un bardage en bois. Le bois de la région est le châtaignier qu'il est possible de poser tel quel, sans traitement. Il grise mais 30 ans plus tard il est toujours là. C'est cher mais bon, nous aimons.
- De petites toilettes. Eh oui, les toilettes sèches ne requièrent que peu d'espace.
- Feng Shui : le FS découpe une maison en neuf secteurs avec des caractéristiques propres. A certains secteurs, certains pièces. Par ailleurs les entrées sont déterminées par les habitants et la maison s'inscrit sur le terrain au centre d'un rectangle découpé en neuf plus petits rectangles.
- Concentration des pièces d'eau sur un petit espace (simplicité d'approvisionnement et d'écoulement ensuite)
- Pas de VMC mais des murs respirants, qui absorbent et restituent la vapeur d'eau sans oublier bien sûr la nécessaire ouverture quotidienne. Nous ne voulions pas vivre dans un sac plastique, certes ultra isolé mais dépendant d'une VMC pour renouveler l'air. Par ailleurs j'ai une mauvaise expérience des airs ventilés au boulot (maux de gorge, sinusite) et je préfère une maison qui peut vivre sans une consommation continue d'électricité.
dimanche 3 octobre 2010
Aller plus loin
Et oui la fin de l'article précédent titille nos paradoxes, nos contradictions.
En fait oui nous essayons de faire une belle maison peu chère, Approche Paille l'association qui promeut la construction en paille suivant la technique du GREB parle de coût au m2 construit de 350-400 Euros. Mais pouvons-nous aller encore plus loin ?
Il y a quelques mois dans la maison écolo je suis tombé sur un article qui vantait le cob et parlait de Ianto Evans. Quelques recherches plus tard... le cob permet de faire de toutes petites maisons agréables et bien pensées, avec un mortier fait de terre, de sable et de paille. Pour moins de 10000 Euros. Isolée, avec de la masse thermique et un budget annuel de chauffage de quelques dizaines d'Euros.
Quelques sites :
Quelques sites :
- http://ilovecob.com
- http://cobprojects.info/
- the hand-sculpted house : a philosophical and practical guide to build a cob cottage de Ianto Evans, le père du rocket stove. Passionnant.
Je pense que nous représentons la population des quadras qui prend la crise en pleine tête mais qui a malgré tout profité un peu de l'inflation immobilière et de conditions salariales correctes en comparaison avec ceux qui ont aujourd'hui 20 ou 30 ans. Nous, quadras avons encore le choix, je ne suis pas sûr que les personnes plus jeunes l'aient et l'auront.
Et je pense primordial qu'ils sachent qu'existe une alternative à la maison à 200000 Euros.
Et je pense primordial qu'ils sachent qu'existe une alternative à la maison à 200000 Euros.
Notre projet
Nous nous inscrivons en droite ligne d'un mouvement de fond déjà lancé depuis bien longtemps. Avec une empreinte écologique certaine mais aussi sous la contrainte financière vus les prix de l'immobilier.
Maison écolo ? bioclimatique ? respectueuse de l'environnement ?
Je reconnais l'intérêt des étiquettes dans notre monde de consommation de masse pour pouvoir trier le moins mauvais du pire, mais j'ai de plus en plus de mal avec ces grands termes qui fleurent bon le marketing. Des marques ou des idées dont nous faisons commerce. Je crois que nous n'osons plus dire un mot tout simple pourtant, un mot devenu tabou dans nos vies teintées de portables et de malbouffe : la nature. Notre mère-nature. En ce sens je pense que nous avons beaucoup à ré-apprendre de nos parents qui continuent à cultiver leur jardin, voire même à atteindre une grande autonomie en fruits et légumes. Qui souvent aussi n'éprouvent pas le besoin de chauffer leurs maisons à 25°.
Une maison plus proche de la nature donc. Et malgré toutes nos contradictions... quelques grandes lignes de notre projet :
- la proximité d'une gare. Je rêve d'une vie sinon sans voiture, au moins avec une seule petite voiture qui fait peu de kilomètres. Le train nous emmène de la gare de Dingé en 20 minutes à Rennes
- un environnement qui nous plaît pour nous poser. Belles campagne et forêt. Je rêvais aussi de la mer (ou de la montagne) à moins d'une heure pour aller me ressourcer de temps en temps. Et nous sommes à moins de 30 minutes de St Malo en train.
- une maison en matériaux propres. La structure en bois, l'isolation en paille, l'inertie thermique apportée par la terre. Très isolée, ouverte au sud pour l'apport thermique passif et sans ouverture au nord, des espaces tampons au nord et l'ouest avec des appentis, de grandes haies à l'ouest et au nord. Le seul besoin en chauffage est celui d'un poêle. Bioclimatique diriez-vous ? Oui, je préfère cependant retenir le bon sens de nos ancêtres auquel on ajoute le solaire passif de grandes fenêtres rendues possibles par les double et triple vitrages.
- une grand jardin pour les fruitiers et le potager.
- un assainissement propre. Avec un gros travail à la source pour réduire les déchets (produits ménagers les plus propres possibles, toilettes sèches) et une phyto-épuration. J'avoue ne pas comprendre nos habitudes en matière d' "assainissement", comment parler de dépollution d'eau quand nous continuons à rejeter l'eau telle quelle - dans des fosses ou dans des fossés - et sans parler de réduction de la consommation, sans parler de réduction des polluants à la source ?
- des toilettes sèches of course. Je profite de cet espace pour dire que les essayer c'est les adopter. Nous les avons installés au départ dans une logique éthique (30% des besoins journaliers en eau). Aujourd'hui nous ne ferions pas marche arrière, leur utilisation est finalement très agréable, l'entretien ne prend que 10 minutes par semaine, le compost se met en route très facilement. L'enthousiasme du prosélyte !
- une réduction des champs électromagnétiques. Avec une très bonne mise à la terre, la simplification au maximum du schéma électrique, le WiFi de la box débranché et la mise hors tension la nuit pour avoir au moins quelques heures sans pollution EM.
- une réflexion générale sur l'autonomie. En fruits et légumes, en eau aussi avec de grandes cuves de récupération d'eau de pluie. En électricité avec la pose de panneaux et la construction d'une petite éolienne. Sans oublier LA réflexion oubliée souvent : la réduction de la consommation.
- en calories : maison très isolée et avec une grande masse thermique.
- en eau : toilettes sèches et réduction au quotidien (douches, lave-linge).
- en électricité : limitation du champ des usages (pas de four électrique, de plaque, de chauffage, petit frigo...).
- limitation de l'emprunt. Je crois que vues les conditions et l'incertitude économiques - doux euphémisme vue la durée des contrats actuellement - je pense que nous devons limiter, voire refuser le recours à l'emprunt. Aujourd'hui le rééchelonnement des remboursements de la dette est un métier très porteur... Ne serait-ce que pour rester libre vis-à-vis de son employeur et pouvoir partir si le climat devient détestable.
- et comment aller plus loin encore dans la réduction du coût de sa maison ? Prochain article.
samedi 2 octobre 2010
La pancarte est posée
Catherine peut parader le marteau à la main devant la haie de grands thuyas qui nous protègent des vents du Nord .
Il pleut cet après-midi mais le sourire est là. Le délai de recours au tiers de deux mois démarre ce jour. Les travaux pourront démarrer le 2 décembre.
vendredi 1 octobre 2010
035 094 10 S0012
PC 035 094 10 S0012
C'est le numéro de permis de construire attribué par la mairie de Dingé. Je suis passé à l'étude du notaire. Y'a plus qu'à signer... et planter la pancarte demain pour lancer le délai des 2 mois de recours aux tiers.
Demain la pancarte passera sa première nuit sous la pluie.
mardi 28 septembre 2010
ARCHITECTE, PLANS, PERMIS DE CONSTRUIRE
Il est tôt encore, l'aube pointe à peine et je regarde tranquille le dossier finalement constitué. Quelques 10 ou 12 pages règlementaires pour déposer le permis de construire à la mairie. Je n'avais pas imaginé le volume de travail nécessaire ni les nuits à réfléchir sur la disposition des pièces et la vie qui va avec. çà m'a bien aidé - doux euphémisme - à mieux connaître ma maison !
Choix du logiciel. Beaucoup sur les forums recommandent Google Sketchup, nous avons finalement opté pour Architecture 3D. Intéressant mais souvent vraiment mal foutu... Mais bon on y arrive ! Une question me taraude cependant : pourquoi ne pas revenir simplement à la bonne vieille planche à dessin avec équerres ?
Fondamental ensuite : rencontrer les acteurs du PC. L'architecte-conseil mandaté par le CG, le maire de la commune (qui suit en général les recommandations de l'architecte) et les agents de la DDE. Je n'ai rencontré que des personnes qui expliquent clairement leurs positions, les zones de oui, les zones de non; j'ai aussi eu de très bons conseils à la DDE sur la manière de rédiger le document.
Accoucher ensuite du projet définitif : en 5 exemplaires SVP !
PC accepté !
Ce blog commence avec une bonne nouvelle, le permis de construire est accepté.
PC déposé le 11 septembre en mairie... accepté le 15 par la DDE. Pas mal non ? Merci à toi Didier pour ton aide et ton œil avisés.
Il nous reste l'arrêté officiel dont la publication est prévue cette semaine, la boîte aux lettres est placée sous haute surveillance ! La signature définitive en présence du notaire interviendra alors et nous serons définitivement propriétaires. Il faut désormais faire vite car la saison avance et nous devons mettre le champ en herbe avant les froids de l'hiver.
Je vous laisse un premier aperçu de la maison.
Je reviendrai plus tard sur ce blog sur le long travail de préparation et d'écriture de la demande de PC, la rencontre avec les acteurs de la DDE, l'architecte-conseil, le maire.
Inscription à :
Articles (Atom)


