dimanche 3 octobre 2010

Notre projet

Nous nous inscrivons en droite ligne d'un mouvement de fond déjà lancé depuis bien longtemps. Avec une empreinte écologique certaine mais aussi sous la contrainte financière vus les prix de l'immobilier.
Maison écolo ? bioclimatique ? respectueuse de l'environnement ?
Je reconnais l'intérêt des étiquettes dans notre monde de consommation de masse pour pouvoir trier le moins mauvais du pire, mais j'ai de plus en plus de mal avec ces grands termes qui fleurent bon le marketing. Des marques ou des idées dont nous faisons commerce. Je crois que nous n'osons plus dire un mot tout simple pourtant, un mot devenu tabou dans nos vies teintées de portables et de malbouffe : la nature. Notre mère-nature. En ce sens je pense que nous avons beaucoup à ré-apprendre de nos parents qui continuent à cultiver leur jardin, voire même à atteindre une grande autonomie en fruits et légumes. Qui souvent aussi n'éprouvent pas le besoin de chauffer leurs maisons à 25°.
Une maison plus proche de la nature donc. Et malgré toutes nos contradictions... quelques grandes lignes de notre projet :
  •  la proximité d'une gare. Je rêve d'une vie sinon sans voiture, au moins avec une seule petite voiture qui fait peu de kilomètres. Le train nous emmène de la gare de Dingé en 20 minutes à Rennes
  • un environnement qui nous plaît pour nous poser. Belles campagne et forêt. Je rêvais aussi de la mer (ou de la montagne) à moins d'une heure pour aller me ressourcer de temps en temps. Et nous sommes à moins de 30 minutes de St Malo en train.  
  • une maison en matériaux propres. La structure en bois, l'isolation en paille, l'inertie thermique apportée par la terre. Très isolée, ouverte au sud pour l'apport thermique passif et sans ouverture au nord, des espaces tampons au nord et l'ouest avec des appentis, de grandes haies à l'ouest et au nord. Le seul besoin en chauffage est celui d'un poêle. Bioclimatique diriez-vous ? Oui, je préfère cependant retenir le bon sens de nos ancêtres auquel on ajoute le solaire passif de grandes fenêtres rendues possibles par les double et triple vitrages.
  • une grand jardin pour les fruitiers et le potager.
  • un assainissement propre. Avec un gros travail à la source pour réduire les déchets (produits ménagers les plus propres possibles, toilettes sèches) et une phyto-épuration. J'avoue ne pas comprendre nos habitudes en matière d' "assainissement", comment parler de dépollution d'eau quand nous continuons à rejeter l'eau telle quelle - dans des fosses ou dans des fossés - et sans parler de réduction de la consommation, sans parler de réduction des polluants à la source ?
  • des toilettes sèches of course. Je profite de cet espace pour dire que les essayer c'est les adopter. Nous les avons installés au départ dans une logique éthique (30% des besoins journaliers en eau). Aujourd'hui nous ne ferions pas marche arrière, leur utilisation est finalement très agréable, l'entretien ne prend que 10 minutes par semaine, le compost se met en route très facilement. L'enthousiasme du prosélyte !
  • une réduction des champs électromagnétiques. Avec une très bonne mise à la terre, la simplification au maximum du schéma électrique, le WiFi de la box débranché et la mise hors tension la nuit pour avoir au moins quelques heures sans pollution EM.
  • une réflexion générale sur l'autonomie. En fruits et légumes, en eau aussi avec de grandes cuves de récupération d'eau de pluie. En électricité avec la pose de panneaux et la construction d'une petite éolienne. Sans oublier LA réflexion oubliée souvent : la réduction de la consommation. 
    • en calories : maison très isolée et avec une grande masse thermique.
    • en eau : toilettes sèches et réduction au quotidien (douches, lave-linge).
    • en électricité : limitation du champ des usages (pas de four électrique, de plaque, de chauffage, petit frigo...).
  • limitation de l'emprunt. Je crois que vues les conditions et l'incertitude économiques - doux euphémisme vue la durée des contrats actuellement - je pense que nous devons limiter, voire refuser le recours à l'emprunt. Aujourd'hui le rééchelonnement des remboursements de la dette est un métier très porteur... Ne serait-ce que pour rester libre vis-à-vis de son employeur et pouvoir partir si le climat devient détestable. 
  • et comment aller plus loin encore dans la réduction du coût de sa maison ? Prochain article.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire