J'ai déjà mentionné sur ce site mon attrait pour la terre et la possibilité de construire de très belles maisons saines en bauge (cob en Anglais).
Vous en rêvez comme moi, un chantier s'ouvrira à partir du 15 octobre pour deux ou trois semaines encadré par un professionnel de la construction terre. A Dingé of course !
Ceux qui sont passés sur le chantier connaissent Elisabeth et Franck.Leur site :
http://lamotteauxanglais.blogspot.fr/
Hébergement, repas, soins ostéo dans un très bel environnement et dans un beau jardin.
L'aventure de la construction de notre maison paille, technique GREB en Bretagne (35)
vendredi 7 septembre 2012
jeudi 30 août 2012
Retour expérience 2
Un des derniers articles...
Cette fois avec un peu plus de contenu GREB, plus technique pour les auto-constructeurs... Ces quelques mots jetés sur papier sont les miens, sans prétention à l'universalité, à chacun ensuite de tirer ses conclusions.
La peur, les questions techniques
Oui la peur existe et les questions, notamment au début m'ont parfois assailli. Surtout pour les fondations. A savoir cependant, que faire des chantiers permet de rencontrer des auto-constructeurs qui ont souvent de précieuses réponses. Merci Fred, merci FX, merci Didier ! Par ailleurs Internet et les forums permettent d'avoir de poster ses questions et d'avoir des réponses rapides. Merci à Matthieu sur le forum d'Approche Paille, merci aussi à ceux qui postent des vidéos techniques de démonstration (ratissage, plomberie).
Les courbatures
L'aventure s'apparente plus à un marathon qu'à une course de 100 m. Il vaut mieux garder le rythme et savoir s'arrêter que de "se griller" en travaillant trop. Le contrecoup vient ensuite; blessure, fatigue, envie.
Anticiper
Il vaut mieux avoir anticipé les grands éléments de la maison. Chaque choix fait un peu vite peut se payer ensuite très cher en temps.
Nous nous sommes plantés sur :
- le positionnement du conduit d'alimentation en air du poêle. Il a fallu taper ensuite dans la dalle (merci papa pour le gros boulot !)
- l'arrivée des gaines en PER pour la douche. Elle auraient dû arriver parallèlement au mur... Nous avons dû mettre un double coude ! et perdu 1/2 journée à bidouiller dans un faible espace
Les fondations. Indispensable.
Nous parlons souvent d'isolation, de lambda... mais oublions souvent la masse thermique. Résultat : des maîtres d'œuvre réalisent souvent de belles maisons, certifiées BBC, avec des kms de scotch bleu, de belles VMC qui sont de vrais paradis l'hiver... et des fours l'été.
La masse thermique (avec des matériaux d'origine minérale à forte capacité calorifique, et capablent de stocker beaucoup de calories dans un volume donné) permet de réguler la température entre l'été et l'hiver. Et sans besoin de refroidissement l'été, par une clim ou un puit provençal.
Techniquement parlant :
- grosse dalle (chez nous > 25 cm), avec bien sûr du carrelage. En évitant le parquet qui annule les échanges (barrière radiante)
- double muret extérieur avec isolation entre les deux rangées + isolation sous la dalle (liège, pouzzolane...). Fonction : permet d' "enfermer" cette grosse dalle et son énorme pouvoir calorifique dans la maison. Son retard de phase est considéré de plusieurs mois. Le chaud de la fin de l'été est agréable à l'automne et le relatif froid de la fin de l'hiver est apprécié en début d'été. J'ai hâte de voir le comportement de la dalle après plusieurs saisons. Fin août la dalle tourne autour de 20°, sachant que la maison n'a été fermée qu'en décembre
- murs intérieurs avec de la masse. Fermacell, BTC obligatoire pour toutes le bas des cloisons du rdc. Là le ratio surface d'échange / masse thermique est largement supérieur et permet un décalage de phase beaucoup plus faible. Ces murs permettent de stocker un apport de chaleur lors d'un rayon de soleil l'hiver.
- même philosophie en toiture. Il faut apporter de la masse (ouate, chanvre à autour de 60 kg/m3) pour avoir un décalage de phase. L'onde de chaleur de la journée arrive la nuit.
Isolation
Le pouvoir isolant de la paille reste excellent. Le poêle de 7 kw a chauffé la maison et ses 160 m2 cet hiver sans souci, malgré une maison loin d'être terminée. Sans pare-pluie ni bardage extérieur, avec de nombreux points mal isolés à terminer, avec de nombreux tuyaux ou câbles non étanches en contact direct avec l'extérieur), sans isolation en toiture.
Isolation intérieure
Chanvre en vrac entre solives. Très bien, local, et le moins cher. Long par contre à mettre en œuvre en comparaison de la ouate.
Laine de bois (6cm) entre Fermacell. Correct, mais peut être amélioré notamment d'un point de vue phonique. Le rendu phonique de murs avec de l'enduit GREB et une âme rigide est meilleur, avec aussi une largeur plus importante (merci Nicolas pour ta visite !).
Feutres à tous les étages. Entre plancher et solives, sous les cloisons de l'étage.
Le gros chantier : la paille
Opération simple mais qui demande du soin. Et du monde. Belle aventure humaine.
A savoir qu'une maison de plain-pied est réalisée infiniment plus rapidement que s'il y a un étage et des pignons.
Le second gros chantier pour nous : le Fermacell
Nous avons finalement décidé de mettre du Fermacell sur les murs pour son rôle contreventant car le mortier s'est avéré friable au milieu de son épaisseur. Je pense qu'il s'agit d'une présence importante de fines dans la sciure.
Si c'était à refaire :
1. je mettrais un bardage en extérieur pour l'étanchéité du pare-pluie. Il faut savoir que le mortier travaille différemment du bois des montants et que de légers flux d'air étaient perceptibles par jours de grand froid, malgré 50 cm de mur !
2. je talocherais le joint frais au débanchage pour avoir une surface nette
3. je ferais un habillage du mortier en gardant le colombage (les montants). Je l'ai fait dans le bureau avec des enduits terre, c'est superbe. J'ai vu aussi des enduits à la chaux armée ensuite de fibres végétales (lin) également superbes.
Solution largement moins chère, infiniment plus rapide que le Fermacell et qui ne nécessite pas d'être deux. (une plaque de Fermacell pèse 45 kg !)
Électricité
Blindée of course. Fil de phase ou gaine. Métal derrière le tableau. Le surcoût de matériel est faible.
Attention : la NFC 1500 est une RECOMMANDATION, pas un résumé d'obligations. Il est possible de réduire drastiquement le nombre de prises, à condition bien sûr de respecter les conditions de sécurité (dimensionnement des différentiels, distance entre PC et point d'eau, éléments en plafond, 3 circuits autonomes...). A noter qu'il peut être raisonnable de faire appel à un électricien pour la facilité de discussion avec le consuel.
Peintures et autres huiles dures
Nous avons utilisé les produits Auro. Très bien, odeurs de citron, produits couvrants, faciles à appliquer. Bien sûr plus chers que le premier prix m... des GMS de bricolage et leurs produits fabriqués en Chine ou en Europe de l'Est mais ensuite moins chers que les produits de moyenne gamme.
Ouvrants
Une grande question : bois ou alu ?
Nous avons choisi l'aluminium pour la simplicité d'entretien, avec des ouvrants placés à l'intérieur du mur. çà permet une pose en applique (et pas en tunnel), bien meilleure pour l'étanchéité.
C'est par contre plus complexe pour l'extérieur, il faut une bavette supplémentaire et ça n'offre pas l'avantage de la tablette intérieure.
A noter que les "nouvelles" portes se claquent à la fermeture et que les montants GREB vibrent beaucoup. Je ne sais pas comment la structure évoluera sur le long terme mais le bardage permet d'absorber les vibrations. En cas d'enduits extérieurs je recommande des liaisons renforcées au niveau de la porte entre
- les montants intérieurs et extérieurs, horizontalement sur la hauteur
- entre les montants et les lisses (basses et hautes) avec des équerres.
Puits, canadien, provençal
9 mois après la fermeture de la maison je n'en vois pas l'intérêt en Bretagne. Sans doute la question se pose différemment en Lorraine ou à Toulouse.
La masse thermique joue le rôle de régulation thermique avec plusieurs mois de décalage de phase et la maison - même non terminée - est chauffée aisément avec un poêle, même à l'étage.
Ventilation
L'extracteur d'air me semble obligatoire dans les salles de bains, les fenêtres ouvertes dans les toilettes séches.
Bardage
Le choix s'est limité pour nous au douglas et au châtaignier. Nous avons choisi le second, local et beaucoup plus stable dans le temps. Plus cher aussi.
A noter que le red cedar, certes très beau et vient souvent du Canada.
Quelle maison pour quel budget ?
J'ai 40 ans mais j'imagine que si j'avais eu connaissance de ce genre de maison à 25, j'aurais pu alors également faire une maison mais à très faible budget.
Conditions
- forme rectangulaire ouverte au sud
- 1 niveau
- solives porteuses, avec isolation en chanvre en vrac
- bac acier en toiture
- enduits intérieurs avec montants apparents
- cloisons en BTC sur un bon mètre puis mélange terre / paille ou chaux paille
- pas de compromis sur les fondations (double muret). Les expériences de dalle sans isolant semblent peu convaincantes
- poêle rocket autoconstruit (le rocket stove de Ianto Evans)
- sol, ciment blanc ciré, voire dalle en terre cirée
- achat de portes pour la cuisine lors de déstockages puis structure en douglas
- électricité simplifiée
- matériel : il est clair qu'il est judicieux d'avoir un ami qui peut prêter une bétonnière...
Chaque produit transformé, industriel est payé très cher. Tomettes, carrelages, Fermacell.
sans oublier les toilettes à compost, bien sûr.
L'appétit vient en mangeant
L'initiative grandit avec l'expérience et chacun découvre ses matériaux préférés, ses manières de faire et tire ses conclusions. Il suffit de faire. Faire.
Et pour me redonner du courage, je me suis presque tous les jours arrêté au calme en regardant monter de terre la maison avec la belle vue sur le champ. C'est beau de voir une maison prendre forme à partir de rien d'autre qu'une idée folle.
Aujourd'hui j'ai la chance de savoir utiliser mes mains, je sais dompter de nombreuses machines et les projets qui viennent semblent techniquement infiniment plus simples qu'il y a 18 mois.
Bonne aventure !
Cette fois avec un peu plus de contenu GREB, plus technique pour les auto-constructeurs... Ces quelques mots jetés sur papier sont les miens, sans prétention à l'universalité, à chacun ensuite de tirer ses conclusions.
La peur, les questions techniques
Oui la peur existe et les questions, notamment au début m'ont parfois assailli. Surtout pour les fondations. A savoir cependant, que faire des chantiers permet de rencontrer des auto-constructeurs qui ont souvent de précieuses réponses. Merci Fred, merci FX, merci Didier ! Par ailleurs Internet et les forums permettent d'avoir de poster ses questions et d'avoir des réponses rapides. Merci à Matthieu sur le forum d'Approche Paille, merci aussi à ceux qui postent des vidéos techniques de démonstration (ratissage, plomberie).
Les courbatures
L'aventure s'apparente plus à un marathon qu'à une course de 100 m. Il vaut mieux garder le rythme et savoir s'arrêter que de "se griller" en travaillant trop. Le contrecoup vient ensuite; blessure, fatigue, envie.
Anticiper
Il vaut mieux avoir anticipé les grands éléments de la maison. Chaque choix fait un peu vite peut se payer ensuite très cher en temps.
Nous nous sommes plantés sur :
- le positionnement du conduit d'alimentation en air du poêle. Il a fallu taper ensuite dans la dalle (merci papa pour le gros boulot !)
- l'arrivée des gaines en PER pour la douche. Elle auraient dû arriver parallèlement au mur... Nous avons dû mettre un double coude ! et perdu 1/2 journée à bidouiller dans un faible espace
Les fondations. Indispensable.
Nous parlons souvent d'isolation, de lambda... mais oublions souvent la masse thermique. Résultat : des maîtres d'œuvre réalisent souvent de belles maisons, certifiées BBC, avec des kms de scotch bleu, de belles VMC qui sont de vrais paradis l'hiver... et des fours l'été.
La masse thermique (avec des matériaux d'origine minérale à forte capacité calorifique, et capablent de stocker beaucoup de calories dans un volume donné) permet de réguler la température entre l'été et l'hiver. Et sans besoin de refroidissement l'été, par une clim ou un puit provençal.
Techniquement parlant :
- grosse dalle (chez nous > 25 cm), avec bien sûr du carrelage. En évitant le parquet qui annule les échanges (barrière radiante)
- double muret extérieur avec isolation entre les deux rangées + isolation sous la dalle (liège, pouzzolane...). Fonction : permet d' "enfermer" cette grosse dalle et son énorme pouvoir calorifique dans la maison. Son retard de phase est considéré de plusieurs mois. Le chaud de la fin de l'été est agréable à l'automne et le relatif froid de la fin de l'hiver est apprécié en début d'été. J'ai hâte de voir le comportement de la dalle après plusieurs saisons. Fin août la dalle tourne autour de 20°, sachant que la maison n'a été fermée qu'en décembre
- murs intérieurs avec de la masse. Fermacell, BTC obligatoire pour toutes le bas des cloisons du rdc. Là le ratio surface d'échange / masse thermique est largement supérieur et permet un décalage de phase beaucoup plus faible. Ces murs permettent de stocker un apport de chaleur lors d'un rayon de soleil l'hiver.
- même philosophie en toiture. Il faut apporter de la masse (ouate, chanvre à autour de 60 kg/m3) pour avoir un décalage de phase. L'onde de chaleur de la journée arrive la nuit.
Isolation
Le pouvoir isolant de la paille reste excellent. Le poêle de 7 kw a chauffé la maison et ses 160 m2 cet hiver sans souci, malgré une maison loin d'être terminée. Sans pare-pluie ni bardage extérieur, avec de nombreux points mal isolés à terminer, avec de nombreux tuyaux ou câbles non étanches en contact direct avec l'extérieur), sans isolation en toiture.
Isolation intérieure
Chanvre en vrac entre solives. Très bien, local, et le moins cher. Long par contre à mettre en œuvre en comparaison de la ouate.
Laine de bois (6cm) entre Fermacell. Correct, mais peut être amélioré notamment d'un point de vue phonique. Le rendu phonique de murs avec de l'enduit GREB et une âme rigide est meilleur, avec aussi une largeur plus importante (merci Nicolas pour ta visite !).
Feutres à tous les étages. Entre plancher et solives, sous les cloisons de l'étage.
Le gros chantier : la paille
Opération simple mais qui demande du soin. Et du monde. Belle aventure humaine.
A savoir qu'une maison de plain-pied est réalisée infiniment plus rapidement que s'il y a un étage et des pignons.
Le second gros chantier pour nous : le Fermacell
Nous avons finalement décidé de mettre du Fermacell sur les murs pour son rôle contreventant car le mortier s'est avéré friable au milieu de son épaisseur. Je pense qu'il s'agit d'une présence importante de fines dans la sciure.
Si c'était à refaire :
1. je mettrais un bardage en extérieur pour l'étanchéité du pare-pluie. Il faut savoir que le mortier travaille différemment du bois des montants et que de légers flux d'air étaient perceptibles par jours de grand froid, malgré 50 cm de mur !
2. je talocherais le joint frais au débanchage pour avoir une surface nette
3. je ferais un habillage du mortier en gardant le colombage (les montants). Je l'ai fait dans le bureau avec des enduits terre, c'est superbe. J'ai vu aussi des enduits à la chaux armée ensuite de fibres végétales (lin) également superbes.
Solution largement moins chère, infiniment plus rapide que le Fermacell et qui ne nécessite pas d'être deux. (une plaque de Fermacell pèse 45 kg !)
Électricité
Blindée of course. Fil de phase ou gaine. Métal derrière le tableau. Le surcoût de matériel est faible.
Attention : la NFC 1500 est une RECOMMANDATION, pas un résumé d'obligations. Il est possible de réduire drastiquement le nombre de prises, à condition bien sûr de respecter les conditions de sécurité (dimensionnement des différentiels, distance entre PC et point d'eau, éléments en plafond, 3 circuits autonomes...). A noter qu'il peut être raisonnable de faire appel à un électricien pour la facilité de discussion avec le consuel.
Peintures et autres huiles dures
Nous avons utilisé les produits Auro. Très bien, odeurs de citron, produits couvrants, faciles à appliquer. Bien sûr plus chers que le premier prix m... des GMS de bricolage et leurs produits fabriqués en Chine ou en Europe de l'Est mais ensuite moins chers que les produits de moyenne gamme.
Ouvrants
Une grande question : bois ou alu ?
Nous avons choisi l'aluminium pour la simplicité d'entretien, avec des ouvrants placés à l'intérieur du mur. çà permet une pose en applique (et pas en tunnel), bien meilleure pour l'étanchéité.
C'est par contre plus complexe pour l'extérieur, il faut une bavette supplémentaire et ça n'offre pas l'avantage de la tablette intérieure.
A noter que les "nouvelles" portes se claquent à la fermeture et que les montants GREB vibrent beaucoup. Je ne sais pas comment la structure évoluera sur le long terme mais le bardage permet d'absorber les vibrations. En cas d'enduits extérieurs je recommande des liaisons renforcées au niveau de la porte entre
- les montants intérieurs et extérieurs, horizontalement sur la hauteur
- entre les montants et les lisses (basses et hautes) avec des équerres.
Puits, canadien, provençal
9 mois après la fermeture de la maison je n'en vois pas l'intérêt en Bretagne. Sans doute la question se pose différemment en Lorraine ou à Toulouse.
La masse thermique joue le rôle de régulation thermique avec plusieurs mois de décalage de phase et la maison - même non terminée - est chauffée aisément avec un poêle, même à l'étage.
Ventilation
L'extracteur d'air me semble obligatoire dans les salles de bains, les fenêtres ouvertes dans les toilettes séches.
Bardage
Le choix s'est limité pour nous au douglas et au châtaignier. Nous avons choisi le second, local et beaucoup plus stable dans le temps. Plus cher aussi.
A noter que le red cedar, certes très beau et vient souvent du Canada.
Quelle maison pour quel budget ?
J'ai 40 ans mais j'imagine que si j'avais eu connaissance de ce genre de maison à 25, j'aurais pu alors également faire une maison mais à très faible budget.
Conditions
- forme rectangulaire ouverte au sud
- 1 niveau
- solives porteuses, avec isolation en chanvre en vrac
- bac acier en toiture
- enduits intérieurs avec montants apparents
- cloisons en BTC sur un bon mètre puis mélange terre / paille ou chaux paille
- pas de compromis sur les fondations (double muret). Les expériences de dalle sans isolant semblent peu convaincantes
- poêle rocket autoconstruit (le rocket stove de Ianto Evans)
- sol, ciment blanc ciré, voire dalle en terre cirée
- achat de portes pour la cuisine lors de déstockages puis structure en douglas
- électricité simplifiée
- matériel : il est clair qu'il est judicieux d'avoir un ami qui peut prêter une bétonnière...
Chaque produit transformé, industriel est payé très cher. Tomettes, carrelages, Fermacell.
sans oublier les toilettes à compost, bien sûr.
L'appétit vient en mangeant
L'initiative grandit avec l'expérience et chacun découvre ses matériaux préférés, ses manières de faire et tire ses conclusions. Il suffit de faire. Faire.
Et pour me redonner du courage, je me suis presque tous les jours arrêté au calme en regardant monter de terre la maison avec la belle vue sur le champ. C'est beau de voir une maison prendre forme à partir de rien d'autre qu'une idée folle.
Aujourd'hui j'ai la chance de savoir utiliser mes mains, je sais dompter de nombreuses machines et les projets qui viennent semblent techniquement infiniment plus simples qu'il y a 18 mois.
Bonne aventure !
mardi 7 août 2012
Retour d'expérience autoconstruction 1
Un message en plusieurs fois.
Je le mettrai à jour au fur et à mesure des réflexions faites en travaillant au calme sur le chantier.
Très belle aventure, humaine, technique, réalisée dans les temps (18 mois), dans le budget, sans blessure, sans problème de couple, sans gros souci.
N'en déplaise aux médias qui ne présentent que les projets d'auto-construction qui bégaient. Il leur faut bien jouer le rôle de vecteur de la peur, indispensable outil de contrôle collectif.
La maison est belle, je suis heureux que nous ayons fait ce choix, ce pari. Chaque matin quand je me lève et descend dans le silence.
C'est incontestablement une des périodes de ma vie où j'ai le plus appris, je me suis senti le plus en vie.
Ce projet a aussi pour moi été le théâtre de plein d'imprévus positifs.
A chaque étape ses apprentissages, ses réflexes à prendre, ses machines à dompter et la satisfaction de voir le résultat de son travail. Et ses problèmes à résoudre. Avec un peu de recul j'aime à repenser à toutes les étapes et ses problèmes qui demandent calme et adaptation. "Trucs" et astuces, bon sens.
L'élan collectif. Je reste très ému par la demande collective de projets qui ont du SENS. Nous avons accueilli énormément de monde durant le chantier (9-10 personnes tous les jours en moyenne durant cinq semaines pour la paille). J'ai trouvé beaucoup de chaleur humaine et conseils techniques sur les chantiers participatifs, j'ai essayé aussi de bien accueillir les gens sur le chantier en termes de nourriture, d'ambiance et témoignage pour les auto-constructeurs qui le demandaient.
Quoi qu'il en soit j'adresse un immense MERCI à tous ceux qui directement ou indirectement, par leur bras ou leur cerveau sur le chantier, en cuisine, leur soutien psychologique, leur temps ou leur curiosité ont permis à ce chantier de vivre et de vibrer au rythme des murs qui montent et de l'étonnement ébahi, enfantin devant une étape passée.
Pour les auto-constructeurs qui veulent ouvrir leur chantier : faîtes des chantiers, des chantiers, et des chantiers encore. Au delà des moments en général agréables à vivre, vous apprendrez plein de choses en faisant, vous aurez quelques numéros de téléphone bien utiles en cas de questions. L'idée d'une grande chaîne ne plaît et m'émeut : j'ai appris sur plusieurs chantiers en échange de journée de travail, j'ai à mon tour ouvert mon chantier et bénéficié d'aide, j'ai essayé de transmettre du mieux que je pouvais. Au tour des futurs auto-constructeurs passés dur le chantier (4 couples) de transmettre le relais.
Mention spéciale pour mon papa. Je ne m'attendais pas à ce qu'il vienne autant sur le chantier, sans doute plus de 100 jours. C'est sans aucun doute un des beaux aspects de cette grande aventure, dans l'ordre des choses. Rien que ça méritait l'effort du chantier, je suis heureux d'avoir vécu ça dans ma vie. Merci et bravo. Hat off, disent les Anglais en cette période sportive.
Il est possible pour presque tout le monde de faire sa maison, et dans des budgets raisonnables. A condition de choisir une maison raisonnable notamment en termes de taille et de hauteur.
La connaissance technique requise n'est pas énorme et il est possible de trouver facilement de l'information autour de soi et grâce aux forums Internet (Compaillons, Approche Paille, plomberie...).
Exemple : il est possible de faire une maison de plain pied, 85-90 m2, 3 chambres (un appartement bien conçu), toit en bac acier pour 40000 Euros, et ce sans compromis sur la dalle et l'inertie thermique ni sur l'isolation en toiture.
Il est possible également de baisser le budget en faisant plus petit et en terre (cob). Certains parlent de 30 m2 (avec une grande pergola) pour moins de 10000 Euros.Nous pouvons sortir de la machine infernale du recours à l'emprunt, excessif selon moi depuis 10 ans, avec c'est vrai un niveau de confort sans doute inférieur.
A noter cependant que la crise à venir nous obligera de toute manière à sortir de certains conforts jugés indispensables encore aujourd'hui mais qui n'ont que 30 ou 40 ans. Comment ne pas parler de folie collective quand la consommation d'eau dépasse les 120 litres par jour pour une personne et 10 kWh d'électricité par famille (hors chauffage) ?
Au delà de ces aspects positifs il me semble important de mettre l'accent sur quelques points.
La solitude. Auto-construire, même avec beaucoup d'aide c'est tout de même travailler le plus souvent seul, il faut aimer ça et être capable de se lever même quand il fait froid et qu'il pleut. Le RYTHME, il faut savoir garder le rythme, sans forcer ni trop s'arrêter. Un peu comme en montagne. Cette aventure ressemble en de nombreux points à la traversée des Pyrénées d'est en ouest par les sommets.
La foule. Il m'a été parfois pesant de devoir être toujours présent, montrer l'exemple,donner le rythme, ne pas pouvoir faire de sieste, 7j/7 durant 40 jours de paille. J'ai terminé exténué. Je crois que j'aurais gagné à m'offrir quelques jours seul.
Le respect de ses limites. Le plus dur est de durer, Rigel parle d'un marathon, il faut savoir se ménager, remettre au lendemain une tâche qu'on aimerait terminer.
La pression technique. Attention aux pressions reçues des vendeurs de matériaux, des addicts de la technologie. Le bon sens est parfois de prendre le temps et conseil auprès des artisans. Je ne suis pas certain que la course technologique soit toujours juste (planchers chauffants dans une maison isolée, puits provençal dans une maison qui a de la masse et située en Bretagne, VMC dans une maison qui respire et que l'on ouvre...).
Attention au point de rosée : endroit où la vapeur d'eau des murs condense. Il vaut mieux éviter que çà arrive dans la paille. Il existe de nombreux outils qui circulent sur le net et sur le forum d'AP.
Les plans. ça peut vite devenir une grosse prise de tête. Les plans exacts de certains espaces peuvent invalider un plan qui par ailleurs semble parfait ! Attention à bien dimensionner à l'avance l'escalier, les petits espaces (WC, sdb).
Déléguer. Ouvrir son chantier, c'est certes recevoir de l'aide mais c'est aussi laisser faire un autre... Avec ses outils, parfois efficaces mais dangereux et avec des résultats visibles.
Fin du premier épisode.
Je le mettrai à jour au fur et à mesure des réflexions faites en travaillant au calme sur le chantier.
Très belle aventure, humaine, technique, réalisée dans les temps (18 mois), dans le budget, sans blessure, sans problème de couple, sans gros souci.
N'en déplaise aux médias qui ne présentent que les projets d'auto-construction qui bégaient. Il leur faut bien jouer le rôle de vecteur de la peur, indispensable outil de contrôle collectif.
La maison est belle, je suis heureux que nous ayons fait ce choix, ce pari. Chaque matin quand je me lève et descend dans le silence.
C'est incontestablement une des périodes de ma vie où j'ai le plus appris, je me suis senti le plus en vie.
Ce projet a aussi pour moi été le théâtre de plein d'imprévus positifs.
A chaque étape ses apprentissages, ses réflexes à prendre, ses machines à dompter et la satisfaction de voir le résultat de son travail. Et ses problèmes à résoudre. Avec un peu de recul j'aime à repenser à toutes les étapes et ses problèmes qui demandent calme et adaptation. "Trucs" et astuces, bon sens.
L'élan collectif. Je reste très ému par la demande collective de projets qui ont du SENS. Nous avons accueilli énormément de monde durant le chantier (9-10 personnes tous les jours en moyenne durant cinq semaines pour la paille). J'ai trouvé beaucoup de chaleur humaine et conseils techniques sur les chantiers participatifs, j'ai essayé aussi de bien accueillir les gens sur le chantier en termes de nourriture, d'ambiance et témoignage pour les auto-constructeurs qui le demandaient.
Quoi qu'il en soit j'adresse un immense MERCI à tous ceux qui directement ou indirectement, par leur bras ou leur cerveau sur le chantier, en cuisine, leur soutien psychologique, leur temps ou leur curiosité ont permis à ce chantier de vivre et de vibrer au rythme des murs qui montent et de l'étonnement ébahi, enfantin devant une étape passée.
Pour les auto-constructeurs qui veulent ouvrir leur chantier : faîtes des chantiers, des chantiers, et des chantiers encore. Au delà des moments en général agréables à vivre, vous apprendrez plein de choses en faisant, vous aurez quelques numéros de téléphone bien utiles en cas de questions. L'idée d'une grande chaîne ne plaît et m'émeut : j'ai appris sur plusieurs chantiers en échange de journée de travail, j'ai à mon tour ouvert mon chantier et bénéficié d'aide, j'ai essayé de transmettre du mieux que je pouvais. Au tour des futurs auto-constructeurs passés dur le chantier (4 couples) de transmettre le relais.
Mention spéciale pour mon papa. Je ne m'attendais pas à ce qu'il vienne autant sur le chantier, sans doute plus de 100 jours. C'est sans aucun doute un des beaux aspects de cette grande aventure, dans l'ordre des choses. Rien que ça méritait l'effort du chantier, je suis heureux d'avoir vécu ça dans ma vie. Merci et bravo. Hat off, disent les Anglais en cette période sportive.
Il est possible pour presque tout le monde de faire sa maison, et dans des budgets raisonnables. A condition de choisir une maison raisonnable notamment en termes de taille et de hauteur.
La connaissance technique requise n'est pas énorme et il est possible de trouver facilement de l'information autour de soi et grâce aux forums Internet (Compaillons, Approche Paille, plomberie...).
Exemple : il est possible de faire une maison de plain pied, 85-90 m2, 3 chambres (un appartement bien conçu), toit en bac acier pour 40000 Euros, et ce sans compromis sur la dalle et l'inertie thermique ni sur l'isolation en toiture.
Il est possible également de baisser le budget en faisant plus petit et en terre (cob). Certains parlent de 30 m2 (avec une grande pergola) pour moins de 10000 Euros.Nous pouvons sortir de la machine infernale du recours à l'emprunt, excessif selon moi depuis 10 ans, avec c'est vrai un niveau de confort sans doute inférieur.
A noter cependant que la crise à venir nous obligera de toute manière à sortir de certains conforts jugés indispensables encore aujourd'hui mais qui n'ont que 30 ou 40 ans. Comment ne pas parler de folie collective quand la consommation d'eau dépasse les 120 litres par jour pour une personne et 10 kWh d'électricité par famille (hors chauffage) ?
Au delà de ces aspects positifs il me semble important de mettre l'accent sur quelques points.
La solitude. Auto-construire, même avec beaucoup d'aide c'est tout de même travailler le plus souvent seul, il faut aimer ça et être capable de se lever même quand il fait froid et qu'il pleut. Le RYTHME, il faut savoir garder le rythme, sans forcer ni trop s'arrêter. Un peu comme en montagne. Cette aventure ressemble en de nombreux points à la traversée des Pyrénées d'est en ouest par les sommets.
La foule. Il m'a été parfois pesant de devoir être toujours présent, montrer l'exemple,donner le rythme, ne pas pouvoir faire de sieste, 7j/7 durant 40 jours de paille. J'ai terminé exténué. Je crois que j'aurais gagné à m'offrir quelques jours seul.
Le respect de ses limites. Le plus dur est de durer, Rigel parle d'un marathon, il faut savoir se ménager, remettre au lendemain une tâche qu'on aimerait terminer.
La pression technique. Attention aux pressions reçues des vendeurs de matériaux, des addicts de la technologie. Le bon sens est parfois de prendre le temps et conseil auprès des artisans. Je ne suis pas certain que la course technologique soit toujours juste (planchers chauffants dans une maison isolée, puits provençal dans une maison qui a de la masse et située en Bretagne, VMC dans une maison qui respire et que l'on ouvre...).
Attention au point de rosée : endroit où la vapeur d'eau des murs condense. Il vaut mieux éviter que çà arrive dans la paille. Il existe de nombreux outils qui circulent sur le net et sur le forum d'AP.
Les plans. ça peut vite devenir une grosse prise de tête. Les plans exacts de certains espaces peuvent invalider un plan qui par ailleurs semble parfait ! Attention à bien dimensionner à l'avance l'escalier, les petits espaces (WC, sdb).
Déléguer. Ouvrir son chantier, c'est certes recevoir de l'aide mais c'est aussi laisser faire un autre... Avec ses outils, parfois efficaces mais dangereux et avec des résultats visibles.
Fin du premier épisode.
Retour expérience bardage
Encore une étape agréable...
Nous avons choisi le châtaignier, bois local (scierie à 7-8 km), qui ne nécessite aucun traitement et plus stable dans le temps que le douglas.
Lames délignées mais non rabotées, le tanin et les tâches noires sur le bois sont lavés dès la première pluie. Les lames deviennent alors beaucoup plus claires et homogènes.
Pose
- verticale
- horizontale dans la largeur du mur (nos fenêtres sont posées en intérieur). Objet d'hésitations préalables. En pratique nous trouvons le rendu vraiment très sympa
En vrac :
- pour l'extérieur : pointes anhelées inox, posées à la main ou au cloueur
- liteaux de 22 horizontaux, tous les 60 cm
- barrières anti-rongeurs (souris) en bas du bardage. Nous l'avons fait avec un liteau
- ventilation importante (bien prévoir les passages d'air en pointant les liteaux
- angle de "goutte d'eau" : 15°
- possibilité d'éviter les cornières (plusieurs Euros du mètre linéaire en châtaignier) en alignant le plan d'une surface et celui de la coupe de la surface perpendiculaire (exemple : entre le plan d'une façade et celui dans l'épaisseur du mur sur le côté d'une ouverture) puis en vissant l'ensemble. Ici bonnes vis obligatoires, Spax.
- pas de grosse difficulté technique. Barder autour des ouvertures prend du temps. La seule difficulté est de passer deux ouvertures (à la verticale l'une de l'autre) et de pouvoir garder une même lame sur toute la hauteur. Il faut parfois un peu tricher.
- deux écoles de pose pour la goutte d'eau : soit on aligne le bas (par exemple avec une grande règle mise de niveau), soit on laisse dépasser d'un ou deux cm (pose et coupe beaucoup plus aisées) et on passe un coup de circulaire à 15°
Dernier point sur le stockage : sur les conseils du fournisseur je n'ai pris que la moitié des lames, le reste est stocké sur une surface plane, ventilées et protégée de la pluie que j'irai chercher avec la remorque fin août. Merci à lui !
les lames même protégées par une bâche la nuit et quand il pleut ont beaucoup travaillé sous l'effet des grosses chaleurs. Il reste possible de les poser sur le mur mais il vaut mieux savoir les choisir et utiliser les plus cintrées pour les petites distances des ouvertures.
Nous avons choisi le châtaignier, bois local (scierie à 7-8 km), qui ne nécessite aucun traitement et plus stable dans le temps que le douglas.
Lames délignées mais non rabotées, le tanin et les tâches noires sur le bois sont lavés dès la première pluie. Les lames deviennent alors beaucoup plus claires et homogènes.
Pose
- verticale
- horizontale dans la largeur du mur (nos fenêtres sont posées en intérieur). Objet d'hésitations préalables. En pratique nous trouvons le rendu vraiment très sympa
En vrac :
- pour l'extérieur : pointes anhelées inox, posées à la main ou au cloueur
- liteaux de 22 horizontaux, tous les 60 cm
- barrières anti-rongeurs (souris) en bas du bardage. Nous l'avons fait avec un liteau
- ventilation importante (bien prévoir les passages d'air en pointant les liteaux
- angle de "goutte d'eau" : 15°
- possibilité d'éviter les cornières (plusieurs Euros du mètre linéaire en châtaignier) en alignant le plan d'une surface et celui de la coupe de la surface perpendiculaire (exemple : entre le plan d'une façade et celui dans l'épaisseur du mur sur le côté d'une ouverture) puis en vissant l'ensemble. Ici bonnes vis obligatoires, Spax.
- pas de grosse difficulté technique. Barder autour des ouvertures prend du temps. La seule difficulté est de passer deux ouvertures (à la verticale l'une de l'autre) et de pouvoir garder une même lame sur toute la hauteur. Il faut parfois un peu tricher.
- deux écoles de pose pour la goutte d'eau : soit on aligne le bas (par exemple avec une grande règle mise de niveau), soit on laisse dépasser d'un ou deux cm (pose et coupe beaucoup plus aisées) et on passe un coup de circulaire à 15°
Dernier point sur le stockage : sur les conseils du fournisseur je n'ai pris que la moitié des lames, le reste est stocké sur une surface plane, ventilées et protégée de la pluie que j'irai chercher avec la remorque fin août. Merci à lui !
les lames même protégées par une bâche la nuit et quand il pleut ont beaucoup travaillé sous l'effet des grosses chaleurs. Il reste possible de les poser sur le mur mais il vaut mieux savoir les choisir et utiliser les plus cintrées pour les petites distances des ouvertures.
mercredi 1 août 2012
Bardage
Encore une belle étape, gratifiante, le résultat est superbe.
Nous avons accueilli durant quatre jours Adeline et Nicolas qui feront une maison GREB à 30 km de chez nous. Le chantier a avancé dans une bonne ambiance, merci à eux.
Quelques images :
Mon père, infatigable, fidèle au poste, en pleine forme après une semaine de vacances dans le Lot coupe les solives qui nous ont bien aidés durant toutes les phases en hauteur. Nous avons fini tous les deux le triangle du pignon qui culmine presqu'à 10 m. Lui en haut pour la pose parfois un peu technique avec les pannes qui dépassent et moi en bas pour les coupes au mm.
Nous avons préféré les couper, ces solives jouent le rôle d'aspirateur à eau quand il pleut et la paille n'aime guère...
La façade sud terminée en compagnie d'Adeline et Nicolas en fin de semaine, et le haut du pignon ouest achevé...
... et la porte Nord avec Adeline et Nicolas. Merci à vous !
Nous avons accueilli durant quatre jours Adeline et Nicolas qui feront une maison GREB à 30 km de chez nous. Le chantier a avancé dans une bonne ambiance, merci à eux.
Quelques images :
Mon père, infatigable, fidèle au poste, en pleine forme après une semaine de vacances dans le Lot coupe les solives qui nous ont bien aidés durant toutes les phases en hauteur. Nous avons fini tous les deux le triangle du pignon qui culmine presqu'à 10 m. Lui en haut pour la pose parfois un peu technique avec les pannes qui dépassent et moi en bas pour les coupes au mm.
Nous avons préféré les couper, ces solives jouent le rôle d'aspirateur à eau quand il pleut et la paille n'aime guère...
La façade sud terminée en compagnie d'Adeline et Nicolas en fin de semaine, et le haut du pignon ouest achevé...
... et la porte Nord avec Adeline et Nicolas. Merci à vous !
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