dimanche 8 mai 2011

Témoignage, marathon

Je laisse ce message pour les futurs auto-constructeurs qui comme moi il y a quelques mois prennent le temps de se balader sur les blogs en rêvant aux maisons qui poussent. Rigel qui fait une belle maison en Anjou m'avait bien dit : "entraîne-toi, fais un peu de sport, c'est un marathon qui nous faisons ! ". Je n'avais pas mesuré à quel soit il avait raison.


Je profite donc de quelques jours sans travail sur le chantier (potager, déménagement d'une de mes sœurs, pause ostéo) pour laisser quelques impressions à ceux qui se mettront sous peu à faire leur nid :

- la douleur. Je ne savais pas... mais un chantier c'est certes un vrai bonheur - j'aime le soir prendre un peu de distance et regarder ce que nous avons fait - mais.... çà fait mal aussi parfois. Je me suis souvent couché au début avec une vraie grosse fatigue physique, réveillé parfois des crampes. Le fait de commencer avec la maçonnerie n'aide pas même si j'ai vite appris à gérer... Pas le choix !!
Il faut savoir dire stop quand la tendinite guette.

- le rythme : il ne sert à rien de courir. Le rythme de la construction me fait penser à la marche en montagne. La route avance quand le rythme est constant, tenu. Il faut parfois certes "mettre dedans" , terminer une tâche mais se reposer est fondamental. Attention aussi aux grosses pauses dans la journée... Attention aussi aux dimanches, les voisins promeneurs peuvent facilement stopper une étape en cours.

- la pause. L'ostéo c'est magique et çà me fait un bien fou. Pour le soin bien sûr et parce que çà me donne le tempo général avec les arrêts prévus.

J'ai vu sur le site des Compaillons le témoignage  d'un constructeur devenu complètement absorbé par son chantier et qui ne vivait plus que pour çà. Je ne recommande pas de vivre sur le terrain, je crois qu'il faut savoir ne pas aller sur le chantier. Et çà je vous promets ce n'est pas toujours simple.

1 commentaire:

  1. Salut Benoit,

    Tu vois, même en chantier je continu de faire un tour sur les blogs des collègues pailleux pour partager avec eux les joies et les peines de la construction.

    On avait discuté à l'époque du choix de se consacrer à plein temps au chantier ou de continuer à travailler. A l'époque, je te disais que j'aurai bien pris un congé sabatique pour la construction. Avec un peu plus de recul, je ne regrette pas d'avoir conservé mon travail. C'est comme ca que je "me repose", physiquement tout du moins (travail de bureau). C'est aussi comme ca que je décompresse du chantier et que je pense à autre chose.

    En contrepartie, le fait de vivre sur le chantier me permet d'avancer un peu chaque jour puisque j'arrive à bosser à peu près 3h par soir.
    Au global sur la semaine, 3h par soir et des bonnes journée de 10h le WE, ca me fait quasiment 35h de boulot hebdo consacrés au chantier, c'est bien suffisant pour avancer sans trop s'épuiser.
    Pour l'instant ca fonctionne bien, l'avenir nous dira si c'était le bon choix.

    En tout cas, je te souhaite sincèrement bon courage pour la suite. Panses bien tes blessures. Fais aussi très attention à ce que tu manges : une alimentation mal équilibrée est catalyseur de tendinites, claquage, etc...

    ++
    Jon

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