lundi 19 septembre 2011

Une conférence qui marque !

Je profite d'un lundi de calme pour vous recommander chaudement une conférence donnée par JM Jancovici. Conférence conseillée par Tangui passé plusieurs fois sur le chantier, pour la charpente de l'appentis nord mais aussi pour la paille. Merci à toi !
Sortons des slogans pré-établis et posons quelques chiffres en les marquant le moins possible d'idéologie et séparons dans notre manière d'utiliser l'intelligence le recueil de l'information et son traitement !

http://storage02.brainsonic.com/customers/entrecom/spie_20090702/fr/files/index.html
100 minutes qui selon moi changent quelques paradigmes...

J'aime la maison que nous construisons mais il est clair que je l'aurais faite plus petite si j'avais eu conscience de ce que montre JM Jancovivi. Elle aurait sans doute pris la forme d'un mur GREB au nord et de COB par ailleurs (COB : mélange paille / sable / terre que met en avant Ianto Evans).

Elle aurait sans doute ressemblé à la maison de Julien et Dorothée passés plusieurs fois nous aider sur le chantier :
http://maison-cob-paille-bazouges.blogspot.com/

Bon courage à eux pour le beau projet qui démarre !

samedi 17 septembre 2011

Mortier et tanins

La Bretagne  ne voit pas de production de pin Douglas et j'ai dû m'approvisionner auprès  d'une scierie du Rhône. Pas de possibilité d'approvisionnement en sciure donc à cette occasion.
J'ai utilisé de la sciure de châtaignier pour le mortier, plus précisément des copeaux de coupe entre 1 et 4 mm avec des fines.

Le livre GREB recommande d'utiliser de préférence de la sciure blanche (de résineux), l'expérience montre que les tanins libérés par le châtaignier teintent le mortier dès le contact avec la chaux d'une belle couleur aubergine. Le mortier devient très vitre gris foncé, puis de plus en plus clair au fur et à mesure du séchage.
Une photo pour illustrer l'évolution de la couleur (attention cependant le capteur de l'appareil photo ne traduit pas la couleur franche du mortier) :

jeudi 15 septembre 2011

Pignon ouest et extension terminés

La vue de ce pignon ouest rassure : 


La fenêtre du haut n'a pas vocation à être ouverte, elle nous a servi à faire les aller-retours entre la plate-forme sécurisée sur les solives et l'intérieur. Elle sera bouchée avec un OSB et isolée à l'intérieur avec un panneau de fibre de bois de chanvre.



Le coulage des murs de l'extension est terminée, je vais ressortir les scies à bois pour fermer l'espace entre chevrons et murs.
Nous allons aussi préparer les chevrons et les couper à la bonne longueur ainsi que le litonnage pour la pose de la toiture en octobre.

mercredi 14 septembre 2011

Retour expérience paille

Quelques réflexions en cette fin de coulage...

- sciure utilisée : châtaignier / gros copeaux (3-4 mm de longueur) avec des fines. Pas de souci ni en ce qui concerne la taille des copeaux ni avec les tanins. Le mortier prend une couleur "aubergine" au coulage puis un gris clair après 2 semaines. Je mettrai une photo dans l'espace "photos" avec les évolutions de teinte.

- ciment / chaux. J'ai profité d'une promo fin juillet avec des produits basiques (pas le fameux "classic"). Pas de problème.

- tâche colossale. Environ 4-5 h de travail / m2 en moyenne, surtout quand il y a plus de 10 personnes sur le chantier. Plus proche de 3 h quand on est bien entraîné. A la fin !
Le GREB reste selon moi idéal pour de petites maisons, il ne faut cependant pas négliger l'énorme travail de remplissage de murs dans la préparation du projet. Si vous devez faire aussi grand que nous vous devez anticiper au moins 200-250 jours.homme de travail.
Attention aux chutes de moral : la plus grosse journée nous a vu couler seulement un peu plus de 15 m2. C'est peu pour le gros effort de tous !
- tâche répétitive mais plutôt agréable, on voit les murs monter et c'est une période où nous avons (re)vu énormément de proches.

- c'est LE moment pour accueillir du monde sur le chantier, il n'est guère besoin de compétences particulières, sinon du soin. Je trouve plus difficile de le faire durant les phases ossature ou charpente. Nous avons accueilli tous les jours autour de 8-10 personnes en moyenne. Je renouvelle mon message maintes fois dit : MERCI à tous !

- prévoir une personne pour les repas de manière à pouvoir se concentrer uniquement sur les murs. Merci à ma mère pour les 268 repas !

- contrainte de la paille : la protéger de l'humidité pour les mauvais jours, notamment de la pluie qui ne doit pas la mouiller par dessus. L'expérience dit que la paille sèche beaucoup moins  bien après le 30 septembre.
-> j'ai préféré ne pas mettre de paille en isolation sous rampants. En effet le faire implique de ne pas pouvoir mettre de pare pluie avant la fin des murs, car on insère la paille entre les chevrons en I par le haut. J'ai préféré choisir le chanvre ou la ouate en sous-toiture, nous avons donc pu mettre un pare pluie rigide (fibres de bois) dès la fin de la charpente. Et psychologiquement c'est un vrai confort, nous étions à l'abri ! N'avons nous presque pas dû bâcher (pas plus de 2 heures passées au total à cette tâche)
-> si possible acheter la paille l'année d'avant de façon à pouvoir entamer la mise en place des ballots au printemps (si le PP protège le chantier)
-> possibilité de couler uniquement l'extérieur pour aller vite et fermer la maison. Le coulage se fait sans souci avec un déversoir à l'intérieur.

- autres idées techniques
 -> faire des colonnes d'appui (en dehors des angles) à la dimension de la botte de manière à y insérer verticalement une botte entière (soit en dévissant les montants de devant / soit en insérant les bottes par le haut avant, le cas échéant, le montage du second niveau)
-> mettre au maximum le même écart entre montants pour la facilité de gestion des banches
-> ne pas hésiter à couler le mortier très liquide
-> l'aiguille vibrante ne remplace pas l'usage du bâton et du maillet mais apporte un vrai plus pour uniformiser le mortier dans son logement
-> recette utilisée : 1 bétonnière = 4,5 seaux de sciure / 3 sable / 1 ciment / 1 chaux NHL 3,5. J'ai aussi testé 5 seaux de sciure, pas de souci au décoffrage
-> j'utilise une brouette, je ne vois pas trop d'intérêt à construire le déversoir parfois vu dans les stages GREB
-> intérêt de faire dépasser les solives en cas de 2nd niveau. Pour avoir un espace sécurisé en hauteur mais aussi pour monter les seaux de mortier avec un treuil.

- idée à tester : le plus gros du travail reste la préparation des murs, pas le coulage. Pourquoi ne pas couler des banches de 15 cm de hauteur sans préparer la botte et couper les brins qui dépassent ?

- dernière réflexion en lien avec la conférence de JM Jancovici. Nous avons utilisé autour de 20-30 litres d'essence pour la bétonnière.
Sachant qu'un sportif peut développer 0,5 kWh par jour quand un litre d'essence correspond à 10 kWh... Non l'énergie n'est pas chère aujourd'hui !

dimanche 11 septembre 2011

Logistique

Je laisse à la demande de plusieurs participants un article rédigé par ma mère qui a préparé à manger tous les jours du chantier paille.

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Participer au chantier de l'extérieur
Il est possible d'apporter sa contribution au chantier sans être sur place et même tous les jours, en assurant l'intendance quotidienne.. Pendant plus 5 semaines, j'ai préparé à la maison les repas : entrée, plat et légumes, desserts ainsi que douceurs qui accompagnent café, thé.
Il faut une bonne coordination avec les responsables du chantier pour connaître quelques jours à l'avance le nombre de personnes.
Ensuite, il y a besoin de bien prévoir les menus pour organiser les achats. Tout a été réalisé à partir de produits frais achetés chez les producteurs locaux, en général bio.
Puis, il faut penser à préparer des plats qui se réchauffent aisément sur le chantier et sans four, donc en sauce. Par contre, privilégier des sauces légères, sans farine, sans crème fraîche. Je les ai réalisées à base de tomates, de vin blanc, souvent renforcées avec du bouillon (très léger de volaille), sans oublier les aromates !
Enfin, il est important de varier pour éviter la lassitude, tout en utilisant des produits qui se travaillent bien : viande de porc en sauté et cuisses de poulet, avec rôti de porc froid pour le WE.
Concernant les entrées, la période d'été est favorable avec toutes les crudités qu'on trouve !!
Pour les légumes, c'est aussi une saison intéressante. Aux légumes verts, j'ai toujours ajouté du consistant avec des céréales, des pommes de terre, des pois chiches etc...
Internet a été bien utile dans la recherche des menus !!

Le coût ?? Environ 2,20€ par personne et par jour, repas et gâteaux accompagnant café et thé compris !
Une chose est sûre, c'est vraiment une très belle expérience que je suis très heureuse d'avoir faite d'abord pour apporter mon soutien au projet. Ensuite pour assurer une cuisine de qualité qui a son importance au sein d'un chantier où la convivialité est importante, la restauration y participe. Mon regret : avoir peu rencontré les travailleurs sur le terrain, les repas étant préparés la veille et emportés chaque matin par Fernand...
Certains ont émis à un moment ou l'autre, le souhait de récupérer des recettes. Je ne les mets dans cet article. Il suffit de demander mon adresse à Benoît ou Catherine. Je répondrai aux messages.
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